Publié le 30 novembre 2023 10h15. L’écrivain Herman Brusselmans devra à nouveau se défendre devant la justice en janvier, suite à une polémique déclenchée par un texte virulent sur le conflit israélo-palestinien. L’auteur minimise aujourd’hui ses propos, les attribuant à un moment de “frénésie” et à l’utilisation maladroite d’une figure de style.
- Herman Brusselmans est confronté à de nouvelles poursuites judiciaires pour des propos tenus dans une chronique sur la guerre à Gaza.
- L’écrivain affirme avoir écrit sous l’emprise de la colère et regrette l’interprétation donnée à ses mots.
- Plusieurs plaintes pénales ont été déposées par des organisations, principalement juives, et l’auteur a déjà remporté deux procès similaires.
Herman Brusselmans est de nouveau au centre d’une controverse judiciaire. L’écrivain belge devra comparaître en janvier prochain pour des propos tenus dans une chronique publiée en août dernier, portant sur le conflit israélo-palestinien. Cette affaire fait suite à une vague de critiques et de plaintes pénales déposées par diverses organisations, notamment juives, suite à la publication de son texte.
La polémique a éclaté après la publication d’une chronique dans laquelle Brusselmans exprimait sa colère face à la situation en Palestine. Il y aurait notamment écrit :
« Je suis tellement en colère que j’ai envie d’enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif que je rencontre. »
L’auteur a déjà été impliqué dans des procédures judiciaires similaires et a obtenu gain de cause dans deux affaires. Il explique aujourd’hui que ces propos étaient le fruit d’un moment de “frénésie” et qu’il s’agissait d’une figure de style malheureuse.
« J’ai écrit par colère – la colère de toute une génération »,
a-t-il déclaré dans L’Importance du Limbourg.
« Et j’ai utilisé une figure de style qui a trébuché. Les mots ont été sortis de leur contexte. Certains journaux m’ont marché sur les pieds. »
Interrogé sur la possibilité qu’il aurait dû s’exprimer différemment, Brusselmans a répondu sans hésitation :
« Si j’avais su, j’aurais fait les choses différemment. »
Malgré ces regrets, l’écrivain minimise l’impact de cette affaire sur sa vie personnelle. Il affirme ne plus perdre le sommeil à cause de ces accusations d’antisémitisme, qu’il juge “complètement absurdes”.
« Écoutez, j’ai du respect pour tout et pour tout le monde. Surtout quand il s’agit d’un peuple, d’une race, d’une orientation sexuelle. Je suis réveillée et je suis féministe. »
L’ombre de ce procès imminent plane cependant sur Brusselmans, qui le considère comme une sorte d’épée de Damoclès. Une tempête médiatique avait déjà éclaté autour de l’écrivain suite à cette chronique.
