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Hezbollah rejette accord sécurité US, dénoncé comme reddition souveraineté

by Clara Dubois
La condamnation radicale de Naim Qassem

Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a rejeté samedi 27 juin 2026 l’accord de sécurité entre le Liban et Israël négocié par les États-Unis, le qualifiant de « reddition de la souveraineté ». Cet accord, signé à Washington, vise à réduire les tensions frontalières mais conditionne le retrait israélien au désarmement du groupe.

La condamnation radicale de Naim Qassem

Le leader du Hezbollah a dénoncé une décision qu’il considère comme une erreur stratégique majeure pour le gouvernement libanais. Selon les informations rapportées par The Hindu, Naim Qassem a qualifié l’accord de « grave erreur » et a déclaré que son organisation le considérait comme nul et non avenu.

« L’accord-cadre à Washington est humiliant, honteux et une reddition de la souveraineté.

La condamnation radicale de Naim Qassem
Dans une déclaration officielle, le dirigeant a exhorté le gouvernement à se retirer de « ses péchés qui ruinent le Liban ». Il a également poursuivi en affirmant que la signature de cet accord pourrait « légitimer la poursuite de l’occupation [israélienne] pendant de nombreuses années » et qu’elle « pourrait même mener à l’annexion de ces terres ». Face à ce qu’il perçoit comme une menace existentielle, Qassem a affirmé que le mouvement ne céderait pas ses positions. « Nous continuerons en tant que résistance sur le terrain pour vaincre l’occupation [israélienne]… Nous n’avons pas quitté le terrain dans des circonstances difficiles et nous ne l’abandonnerons pas », a ajouté le leader du Hezbollah.

Les mécanismes de retrait et le rôle de l’armée libanaise

Les mécanismes de retrait et le rôle de l'armée libanaise
Photo: The Hindu
Le texte de l’accord, dont les détails ont été rendus publics, établit un lien direct entre la présence militaire israélienne et la situation sécuritaire au Liban. D’après les précisions de Haaretz, les forces israéliennes ne se retireront des zones du sud du Liban qu’une fois que l’armée libanaise aura vérifié le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures.
  • Établissement de deux zones pilotes sous contrôle de l’armée libanaise.
  • Processus visant à restaurer l’autorité souveraine sur l’ensemble du territoire.
  • Désarmement vérifié des groupes armés non étatiques comme condition préalable au retrait.
Certains analystes voient dans ce document une étape vers une stabilisation diplomatique. La correspondante du Liban pour Al Jazeera, Zeina Khodr, a souligné que le terme de « retrait » ne figure pas explicitement dans le texte, suggérant plutôt une « voie vers la normalisation » entre les deux États. Cet accord prévoit que les deux parties reconnaissent le droit de l’autre d’exister en « paix » et cherchent à mettre fin formellement à l’état de guerre par des négociations directes sous médiation américaine.

Entre espoir de souveraineté et émeutes de rue

Accord-cadre Liban/Israël : "Le Hezbollah rejette totalement ces négociations…" (Arthur Sarradin)
L’annonce de l’accord a provoqué une onde de choc sociale à Beyrouth. Vendredi soir, des partisans du Hezbollah ont manifesté dans les rues, brûlant des pneus et bloquant les routes menant à l’aéroport. Selon les rapports, l’armée libanaise a dû intervenir pour disperser plusieurs sites de protestation par la force. Pourtant, une partie de la classe politique libanaise accueille la nouvelle avec un optimisme prudent. L’ancien ministre de la Justice, Ashraf Rifi, a salué l’accord, affirmant que le Liban « agit enfin comme un État ». Pour lui, il n’est plus acceptable que les décisions libanaises restent « otages du projet iranien ». De son côté, Gebran Bassil, chef du Mouvement patriotique libre, a déclaré que cet accord « nécessite un engagement responsable ». Le président libanais, Joseph Aoun, a qualifié l’accord de « première étape » vers la restauration de la souveraineté nationale. Toutefois, la tension reste palpable, et le procureur général, le juge Ahmad Rami al-Hajj, a ordonné aux forces de sécurité de prévenir les émeutes et d’identifier les auteurs de troubles pour des poursuites judiciaires.

Persistance des frappes aériennes et contexte régional

Malgré la signature de l’accord à Washington, la violence persiste sur le terrain. L’agence de presse nationale libanaise (NNA), citée par Al Jazeera, a rapporté que des forces israéliennes ont bombardé des zones près des villes de Markaba et Nabatieh al-Fawqa samedi matin, le Markaba se situant à seulement 1,5 km de la frontière. La position d’Israël semble rester ferme sur la nécessité d’une sécurité maximale. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que ses forces resteraient sur le territoire liban occupé « tant que le Hezbollah ne se sera pas désarmé ». Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a renchéri en déclarant que la présence israélienne pourrait même se poursuivre au-delà du désarmement pour garantir des « frontières défendables ». Cette situation s’inscrit dans un contexte régional extrêmement instable. Alors que le Liban tente de se dissocier de la dynamique de conflit plus large, l’Iran a mené des « frappes défensives » contre des cibles liées aux forces américaines en réponse à des frappes américaines sur sa côte sud, compliquant davantage les efforts de médiation pour mettre fin aux hostilités en Asie de l’Ouest.

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Persistance des frappes aériennes et contexte régional
Photo: Haaretz

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