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Hilton révèle la tendance voyage « Skillcation » qui fait parler d’elle en 2027

Parmi plus de 14 000 personnes interrogées dans 14 pays, 54 % des touristes éprouvent une pression constante pour réussir un séjour sans le moindre défaut, selon une étude…

Hilton révèle la tendance voyage "Skillcation" qui fait parler d'elle en 2027

Parmi plus de 14 000 personnes interrogées dans 14 pays, 54 % des touristes éprouvent une pression constante pour réussir un séjour sans le moindre défaut, selon une étude intitulée Le Grand Rééquilibrage élaborée avec la société Morning Consult pour la chaîne hôtelière Hilton.

À l’approche de l’année 2027, la recherche des vacances parfaites cède le pas à des aspirations de bien-être, de flexibilité et d’apprentissages ciblés, selon un rapport publié par la chaîne hôtelière Hilton après une vaste enquête mondiale. L’industrie du tourisme se prépare à un changement profond de mentalité. D’après les données recueillies, 24 % des touristes admettent adapter leurs choix aux exigences d’un groupe pour éviter les tensions.

Les voyageurs privilégient le système nerveux et les compétences en 2027

Une demande massive émerge pour des propositions capables de détendre le système nerveux, plébiscitée par 65 % des sondés, tandis que 79 % recherchent activement un contact direct avec la nature. Cette quête de ressourcement s’accompagne d’un engouement marqué pour les skillcations, ces séjours axés sur l’acquisition de nouvelles compétences. Au total, 42 % des voyageurs déclarent avoir découvert de nouveaux passe-temps durant leurs déplacements, une dynamique particulièrement visible auprès de la Génération Z.

La flexibilité organisationnelle gagne également du terrain, favorisant les escapades individuelles. Le format consistant à voyager seul pour retrouver des proches sur place représente déjà plus de 50 % des réservations mondiales de la marque Motto by Hilton, d’après le document de la multinationale. Parallèlement, l’essor des micro-voyages s’impose comme une réponse concrète aux emplois du temps chargés. Ces escapades brèves, qui ne durent généralement pas plus d’une journée, séduisent 67 % des clients en quête de spontanéité.

Le sociologue Rémy Oudghiri analyse la proximité des déplacements

Dans son livre intitulé Microvoyage : Le paradis à deux pas publié aux éditions PUF, le sociologue Rémy Oudghiri définit cette pratique comme un déplacement court, limité dans le temps et dans l’espace, qui se déroule souvent dans sa propre ville ou dans une région voisine.

Le microvoyage est par définition un voyage court, dans le temps et dans l’espace. Il ne dure en général pas plus d’une journée. Comme vous avez seulement 24h vous ne pouvez pas aller très loin.

Rémy Oudghiri, sociologue

L’étude menée par la chaîne d’hôtels Hilton — qui a interrogé de son côté 15 000 voyageurs à travers le monde, du Royaume-Uni à l’Australie en passant par la Turquie — corrobore cette inclination. Une personne sur quatre se tourne vers le micro-voyage pour concilier ses congés avec un agenda professionnel, et 29 % y voient le moyen de partir sur un coup de tête.

Selectors et stackers partagent les escapades de proximité

Les adeptes de ces escapades de proximité se divisent généralement en deux catégories distinctes. Les selectors planifient leur mini-séjour autour d’un événement précis, qu’il s’agisse d’un concert, d’un festival, d’une compétition sportive ou d’une table gastronomique. Les stackers cherchent au contraire à accumuler un maximum d’activités sur place pour rentabiliser pleinement une journée ou un week-end.

En voyageant plus près de chez soi, les vacanciers réduisent l’usage de l’avion et limitent les longs trajets routiers, diminuant ainsi leur empreinte carbone face aux enjeux du réchauffement climatique.

Le sociologue souligne que l’objectif n’est plus seulement de voir, mais d’expérimenter et de contempler les détails architecturaux ou culturels souvent ignorés du quotidien.

L’humain devance les technologies dans les hôtels

Alors que l’intelligence artificielle se développe dans le secteur, le facteur humain conserve une supériorité incontestée en matière de confiance. Pour 70 % des personnes interrogées par le groupe hôtelier américain, le personnel des hôtels demeure la source d’information la plus sûre.

Cette exigence de crédibilité s’étend aux programmes de fidélisation, qui jouent un rôle prescripteur déterminant. La moitié des participants à l’enquête indique accorder davantage de crédit aux suggestions de voyageurs disposant d’un statut élite. Entre la recherche de cette flexibilité accrue et la popularité grandissante des micro-voyages, la moitié des participants à l’enquête indique accorder davantage de crédit aux suggestions de voyageurs disposant d’un statut élite.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.