Une équipe de chercheurs a découvert des restes humains datant de 25 000 ans dans une grotte de l’Himalaya, selon une étude publiée par le journal Nature le 28 juillet 2026. Les ossements, trouvés dans une cavité à 3 800 mètres d’altitude, suggèrent une présence humaine précoce dans cette région. Les résultats ont été confirmés par des analyses radiocarbone et génétiques.
Les restes humains, découverts dans une grotte située dans la région himalayenne du Ladakh, ont été datés à 25 000 ans, selon une étude publiée dans Nature le 28 juillet 2026. Cette découverte, confirmée par des analyses radiocarbone et génétiques, défie les hypothèses précédentes sur la colonisation de la haute altitude par les humains. Les ossements, trouvés à 3 800 mètres d’altitude, incluent des fragments de crâne, de vertèbres et de longs os, révélant une morphologie distincte de celle des populations modernes.
Une antiquité inattendue
Les chercheurs, dirigés par le laboratoire d’archéologie de l’Université de Cambridge, ont effectué des fouilles dans la grotte de Taku, située dans le nord du Jammu-et-Cachemire. Les analyses des ossements, menées en collaboration avec le Laboratoire national de génétique de New Delhi, montrent que ces individus présentaient des adaptations physiologiques uniques, comme une densité osseuse plus élevée et des proportions corporelles différentes. Ces caractéristiques, selon l’équipe, pourraient expliquer leur capacité à survivre dans un environnement à haute altitude et faible teneur en oxygène.
Les preuves scientifiques
Des tests radiocarbone effectués par le Centre européen de datation (CEP) ont confirmé que les ossements provenaient d’une période entre 25 000 et 23 000 ans. Les analyses ADN, réalisées avec des échantillons prélevés sur les os, ont révélé une relation génétique avec des populations anciennes d’Asie centrale, mais pas avec les groupes modernes de la région. « Ces résultats indiquent une migration précoce vers l’Himalaya, probablement par des routes terrestres », a déclaré le professeur Ravi Sharma, co-auteur de l’étude.
Des implications anthropologiques
Les résultats remettent en question les modèles existants sur la colonisation de l’Himalaya, qui supposaient une occupation tardive de ces zones. « Cette découverte suggère que les humains ont pu habiter ces altitudes bien avant l’agriculture ou la domestication des animaux », a expliqué la paléontologue Élodie Moreau, de l’Institut de recherche sur les civilisations anciennes. Les chercheurs ont également trouvé des outils en pierre taillée et des traces de feux, indiquant une activité humaine prolongée dans la grotte.
Ce qui reste inconnu
Malgré les avancées, plusieurs questions persistent. « Nous ne savons pas comment ces populations ont survécu à des conditions extrêmes ni si elles ont laissé des descendants », a reconnu le directeur du projet, Mark Lin. Les analyses de l’ADN mitochondrial n’ont pas révélé de lien avec les groupes ethniques actuels de la région. Les chercheurs prévoient des fouilles supplémentaires pour explorer d’autres grottes et recueillir plus de données sur ces anciens habitants.
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