Home Depot se retrouve au cœur d’une polémique et fait l’objet d’un appel au boycott lancé par le collectif “We Ain’t Buying It”. L’accusation : la chaîne de bricolage faciliterait, voire collaborerait, avec les opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) aux États-Unis, suscitant l’inquiétude des communautés immigrées.
Du 27 novembre au 1er décembre, “We Ain’t Buying It” invite les consommateurs à ne pas fréquenter Home Depot, Target et Amazon. L’action vise à dénoncer les pratiques de ces entreprises, jugées complices de politiques migratoires controversées. Selon le collectif, Target a cédé aux pressions politiques en réduisant ses programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), tandis qu’Amazon aurait financé l’administration actuelle en échange d’avantages fiscaux.
Home Depot se défend fermement contre ces accusations. Dans un courriel communiqué, un porte-parole de l’entreprise a déclaré : « Nous ne sommes pas informés des activités de contrôle de l’immigration qui vont avoir lieu et nous ne sommes pas impliqués dans les opérations. Nous ne nous coordonnons pas avec l’ICE ou la Border Patrol. » L’entreprise affirme respecter toutes les réglementations fédérales et locales en vigueur.
Cette affaire intervient dans un contexte de multiplication des raids de l’ICE à travers les États-Unis depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. L’ancien président avait fait de l’immigration une priorité de son mandat, promettant la plus grande déportation massive de l’histoire américaine. Des témoignages et des rapports de l’Associated Press indiquent que les magasins Home Depot sont devenus des lieux de rencontre privilégiés pour les travailleurs immigrés à la recherche d’emploi, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux opérations de contrôle.
Sur les réseaux sociaux, l’appel au boycott a trouvé un écho favorable. Christopher Web, un internaute, a écrit sur X (anciennement Twitter) : « Les gens ont fini d’être pressés, ils utilisent donc l’effet de levier de leur portefeuille. » D’autres, comme Eliza Orlins, encouragent à soutenir les commerces locaux à la place des grandes enseignes visées par le boycott.
Les boycotts sont un outil de protestation de plus en plus utilisé pour exercer une pression financière sur les entreprises et les inciter à adopter des pratiques plus responsables. Si leur impact réel est difficile à mesurer, ils témoignent d’une volonté croissante des consommateurs de faire entendre leur voix et d’aligner leurs achats sur leurs valeurs.
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