Publié le 24 novembre 2025 à 13h30. Huit fonctionnaires du ministère des Travaux publics et des Routes des Philippines ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur un vaste scandale de corruption lié à un projet de contrôle des inondations, marquant une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption menée par l’administration Marcos.
- Huit employés du Département des Travaux Publics et de la Voirie (DPWH) ont été interpellés.
- L’enquête porte sur un projet de contrôle des inondations d’un coût de 289 milliards de pesos (4,9 milliards de dollars américains).
- Les analystes soulignent que l’enquête semble pour l’instant se concentrer sur des acteurs de second rang.
Les arrestations, qui ont eu lieu lundi, concernent des responsables du bureau régional du DPWH en charge d’un projet de lutte contre les inondations dans la province orientale de Mindoro. Le montant alloué à ce projet s’élève à 289 milliards de pesos (4,9 milliards de dollars américains), un chiffre qui a suscité l’étonnement et les interrogations.
Le ministère de l’Intérieur et du Gouvernement local a annoncé que sept des seize personnes visées par des mandats d’arrêt émis par le tribunal anti-corruption du pays se sont constituées volontairement. La dernière personne recherchée, Abagon, a été appréhendée dimanche à Quezon City, dans une maison appartenant, selon les autorités, au vice-maire d’une ville de Mindoro oriental. Les enquêteurs avaient échoué à le localiser à son domicile.
Le président Ferdinand Marcos Jr. a confirmé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que les personnes arrêtées étaient désormais en garde à vue. Il a également souligné la détermination de son administration à poursuivre les responsables de la corruption, quel que soit leur niveau.
« Nous devons préciser clairement que peu importe où vous vous trouvez dans le monde, nous vous retrouverons. Si vous êtes en liberté, nous vous retrouverons. Si vous vous cachez aux Philippines, nous vous retrouverons »
Remulla, (ministre de l’Intérieur et du Gouvernement local)
Cependant, des analystes expriment des réserves quant à la portée de l’enquête. Ils notent que les investigations ne se sont pas encore étendues aux législateurs et aux entrepreneurs de premier plan soupçonnés d’être impliqués dans le projet, ce qui soulève des doutes sur la volonté réelle de démanteler les réseaux de corruption à grande échelle.