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Il n’est pas applicable de fournir des garanties pour le prêt de l’UE à l’Ukraine

Mis à jour le jeudi 13 novembre à 23h01. La Norvège refuse de se porter garante du prêt massif envisagé par l'Union européenne pour soutenir l'Ukraine, estimant que ce système complexe n'est pas la voie la plus efficace…

Il n’est pas applicable de fournir des garanties pour le prêt de l’UE à l’Ukraine

Mis à jour le jeudi 13 novembre à 23h01. La Norvège refuse de se porter garante du prêt massif envisagé par l’Union européenne pour soutenir l’Ukraine, estimant que ce système complexe n’est pas la voie la plus efficace pour acheminer l’aide.

  • La Norvège ne participera pas au mécanisme de garanties pour le prêt européen à l’Ukraine.
  • Le gouvernement norvégien privilégie d’autres formes de soutien direct à Kiev.
  • L’UE cherche à mobiliser 140 milliards d’euros (environ 1 600 milliards de NOK) en utilisant les avoirs russes gelés.

Oslo a fermement rejeté l’idée de garantir le prêt de 140 milliards d’euros (1 600 milliards de couronnes norvégiennes) que l’Union européenne envisage d’accorder à l’Ukraine. Le ministre des Finances, Jens Stoltenberg, a confirmé cette position dans un communiqué, soulignant que ce système de garanties n’était pas pertinent pour la Norvège.

« Le plus important pour le gouvernement est d’apporter à l’Ukraine le soutien dont elle a besoin. Un système de prêt complexe dans l’UE n’est pas la meilleure voie pour obtenir le soutien de la Norvège », a déclaré Stoltenberg.

Le projet européen repose sur l’utilisation des fonds russes gelés en Belgique, au sein du fonds Euroclear, pour garantir ce prêt colossal. Cependant, la Belgique a exprimé des réserves, craignant des représailles de la Russie, et demande à d’autres pays européens de se porter garants.

Plusieurs économistes et responsables politiques avaient suggéré que la Norvège, grâce à son important fonds souverain (le plus grand fonds de richesse souveraine au monde), pourrait jouer un rôle de garant. Le Premier ministre Jonas Gahr Støre avait déjà écarté cette possibilité.

« J’ai vu des spéculations selon lesquelles la Norvège devrait fournir notre fonds pétrolier comme garant de ce type de prêt. Ce n’est pas pertinent »,

Jonas Gahr Støre, Premier ministre

Støre a fait cette déclaration à TV2 mercredi dernier.

Une source au sein de la Commission européenne a précisé à NTB qu’une participation de la Norvège en tant que garant n’avait jamais été officiellement envisagée.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.