---Advertisement---

{{term_list link:term|tax:category|sep:, }}

{{post_title}}

By: {{author_meta key:display_name|link:author_archive}}

On: {{post_date dateFormat:l, F j, Y g:i A}}

Publié le 2025-12-02 20:10:00. Pour la septième fois dans le monde, une personne vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est considérée comme guérie après une greffe de cellules souches. Cette avancée majeure suggère que la présence d’une mutation génétique spécifique, longtemps considérée comme essentielle, pourrait ne pas être indispensable à l’éradication du virus.

  • Le septième patient guéri du VIH a bénéficié d’une greffe de cellules souches pour traiter une leucémie myéloïde aiguë.
  • Contrairement aux cas précédents, les cellules souches utilisées ne portaient pas la mutation génétique CCR5, traditionnellement associée à la résistance au VIH.
  • Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour élargir le nombre de donneurs potentiels et rendre la thérapie accessible à davantage de patients.

Une nouvelle lueur d’espoir s’allume dans la lutte contre le VIH. Après Timothy Ray Brown, le premier patient guéri en 2009 (connu sous le nom de « patient de Berlin »), cinq autres personnes ont vu le virus disparaître de leur organisme suite à une greffe de cellules souches provenant de donneurs porteurs d’une mutation génétique rare. Cette mutation, présente chez environ 1 % de la population, rend les cellules immunitaires résistantes à l’infection par le VIH en bloquant la protéine CCR5, utilisée par le virus pour pénétrer dans les cellules sanguines.

L’année dernière, un sixième patient, surnommé le « patient de Genève », avait déjà suscité l’enthousiasme en étant déclaré indemne du virus plus de deux ans après avoir reçu des cellules souches dépourvues de cette mutation CCR5. Cette nouvelle guérison, celle du septième patient, renforce cette tendance prometteuse. Comme l’explique Christian Gaebler, l’un des chercheurs impliqués,

« L’utilisation de ces cellules souches résistantes au VIH était considérée comme essentielle. Le fait de constater qu’une guérison est possible sans cette résistance nous donne davantage d’options pour traiter le VIH. »

Le dernier patient guéri, atteint d’une leucémie myéloïde aiguë, a reçu une greffe de cellules souches en octobre 2015. Le protocole de traitement incluait une chimiothérapie intensive pour éliminer la majorité de ses cellules immunitaires, préparant ainsi le terrain pour l’implantation des cellules souches du donneur. Les médecins n’ayant pas trouvé de donneur homozygote pour la mutation CCR5 (portant deux copies de la mutation), ils se sont tournés vers un donneur hétérozygote, possédant une copie normale et une copie mutée du gène CCR5. Trois ans après la greffe, le patient a interrompu son traitement antirétroviral (TAR) et, peu de temps après, les analyses ont confirmé l’absence totale du virus dans son sang. Il est depuis considéré comme guéri.

Cette étude, publiée dans la revue Nature par une équipe de la Charité – Universitätsmedizin Berlin (Allemagne), confirme que la présence de deux copies de la mutation CCR5 n’est pas une condition sine qua non pour obtenir une rémission du VIH. Cela élargit considérablement le champ des possibles en matière de recherche de donneurs et pourrait rendre cette thérapie accessible à un plus grand nombre de patients. Selon Gaebler, de nombreux facteurs, notamment la génétique du patient, peuvent influencer le succès de la greffe et faciliter la rémission virale.

Il est toutefois important de souligner que les greffes de cellules souches restent une procédure risquée, réservée aux patients atteints de cancers du sang ou d’autres pathologies nécessitant ce type de traitement. Comme le rappelle Gaebler, les patients atteints uniquement du VIH ne peuvent pas bénéficier de cette approche en raison des risques potentiellement mortels associés à la greffe. New Scientist a également souligné cette nuance.

Article initialement publié dans WIRED Italie. Adapté par Mauricio Serfatty Godoy.

{{term_list link:term|tax:post_tag|sep:, }}

{{author_meta key:display_name|link:author_archive}}

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.
For Feedback - [email protected]

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Related News

{{post_date}}

{{post_title link:post}}

Leave a Comment