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« Ils ne servent pas nos intérêts » : Trump annonce que les États-Unis se retirent de plus de 60 organisations, conventions et traités internationaux.

Publié le 8 janvier 2026 à 13h56. L'administration américaine a annoncé son retrait de plus de soixante organisations internationales, une décision qui marque une rupture avec la coopération multilatérale et suscite des inquiétudes quant à l'engagement des États-Unis…

« Ils ne servent pas nos intérêts » : Trump annonce que les États-Unis se retirent de plus de 60 organisations, conventions et traités internationaux.

Publié le 8 janvier 2026 à 13h56. L’administration américaine a annoncé son retrait de plus de soixante organisations internationales, une décision qui marque une rupture avec la coopération multilatérale et suscite des inquiétudes quant à l’engagement des États-Unis sur des enjeux mondiaux tels que le climat et le développement.

  • Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont près de la moitié sont liées aux Nations Unies.
  • La décision est justifiée par l’administration américaine par le fait que ces entités ne servent plus les intérêts américains.
  • Cette initiative intervient après des années de remise en question du multilatéralisme et du consensus scientifique sur des questions cruciales comme le changement climatique.

Washington a annoncé, ce mercredi 7 janvier, son retrait de soixante-six organisations internationales, un mouvement qui témoigne d’une volonté affirmée de l’administration américaine de se désengager des instances multilatérales. Parmi ces organisations figurent de nombreuses entités des Nations Unies, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), pierre angulaire des efforts internationaux pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme scientifique de référence en matière de climat, est également concerné par cette vague de retraits. D’autres agences axées sur la population, les droits des femmes, la consolidation de la paix et le développement économique sont également sur le point de perdre le soutien américain.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, cette décision vise à mettre fin au financement de programmes jugés inefficaces ou hostiles aux intérêts américains. La note, signée par l’ancien président Trump, stipule que tous les départements et agences exécutifs doivent prendre des mesures immédiates pour officialiser ces retraits « dès que possible ».

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a été chargé d’identifier les organisations concernées. Il a affirmé que « le président Trump est clair : il n’est plus acceptable d’envoyer le sang, la sueur et l’argent du peuple américain à ces institutions, avec peu ou rien à montrer en retour ». Il a ajouté que « le temps est révolu où des milliards de dollars de l’argent des contribuables allaient à des intérêts étrangers au détriment de notre peuple ».

L’administration américaine justifie son choix en dénonçant des « politiques climatiques radicales, une gouvernance mondiale et des programmes idéologiques » qui, selon elle, menacent la souveraineté et la force économique des États-Unis. Elle accuse également ces organisations de promouvoir des agendas « mondialistes » ou « progressistes » qu’elle rejette fermement.

Ce retrait s’inscrit dans la continuité d’une politique de désengagement déjà amorcée par l’administration américaine, qui avait déjà refusé de financer de nombreuses organisations multilatérales et rejeté le consensus scientifique sur le changement climatique, qualifié de « canular ». Les États-Unis s’étaient également retirés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et de l’UNESCO.

La légalité de cette décision pourrait être contestée, la Constitution américaine autorisant le président à adhérer aux traités avec l’accord des deux tiers du Sénat, mais ne précisant pas les modalités d’un retrait.

Les réactions internationales n’ont pas tardé. Des dirigeants européens ont critiqué cette décision, la jugeant préjudiciable à la coopération mondiale. Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat, a qualifié le retrait américain de la CCNUCC de « regrettable et malheureux », soulignant que cette convention « sous-tend l’action climatique mondiale ». Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne pour la transition verte, a dénoncé un manque de considération pour l’environnement, la santé et la souffrance humaine.

Les États-Unis, premier pays industrialisé à avoir adhéré à ce traité sous l’administration de George H.W. Bush, deviennent ainsi le premier à le quitter. Rachel Cleetus, directrice politique principale de l’Union of Concerned Scientists, a dénoncé une décision qui constitue « un nouveau creux » et témoigne de la détermination de l’administration à « sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération mondiale ».

*Avec des informations supplémentaires d’Isabel Caro, BBC News Mundo.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.