Un ancien sous-officier de l’armée de l’air péruvienne a été arrêté pour exploitation sexuelle de mineurs et pornographie juvénile. L’opération, menée le 22 septembre 2025 à Villa El Salvador et San Juan de Miraflores, a permis de secourir quatre adolescents, dont l’une était enceinte.
Gerardo Saúl Ivanga Zárate, deuxième maître du FAP, a été appréhendé près de son domicile à Villa El Salvador. Des équipements mobiles et des appareils technologiques ont été saisis et seront soumis à des analyses.
L’armée de l’air péruvienne a précisé que Gerardo Saúl Ivanga Zárate n’était plus en service au moment de son arrestation, ayant été jugé inapte à satisfaire aux normes professionnelles militaires.
Le FAP condamne fermement ces actes, les qualifiant de grave atteinte à la société et de trahison des valeurs d’intégrité et de professionnalisme. L’institution souligne que le comportement de l’accusé est individuel et ne reflète pas l’ensemble de ses membres.
L’enquête, dirigée par la procureure provinciale Evelyn Taboa du Cruz, a révélé que le sous-officier utilisait des applications de messagerie comme WhatsApp et Telegram pour identifier des victimes, les forçant à partager des photos intimes et à subir des agressions sexuelles. Des images de contenu pédopornographique et des conversations compromettantes ont été découvertes sur son téléphone.
Les charges retenues contre l’accusé sont la pornographie juvénile aggravée, passible de 10 à 15 ans de prison, et l’exploitation sexuelle aggravée de mineurs, pouvant entraîner une peine de prison à perpétuité.
Au premier semestre 2025, 1 229 victimes et 942 plaintes pour traite des êtres humains ont été enregistrées au Pérou. Lima concentre 35% des cas, suivie d’Arequipa (19%) et de Piura (13%). Les régions de Madre de Dios, Cusco, Puno et Loreto sont également touchées par l’exploitation sexuelle, le travail forcé et les disparitions.
La législation péruvienne prévoit les peines les plus sévères pour les auteurs d’exploitation sexuelle de mineurs, afin de protéger les victimes les plus vulnérables.
L’opération a été menée en collaboration entre le bureau du procureur, la division de lutte contre la traite des êtres humains, la direction générale du renseignement et l’unité spéciale de la police nationale du Pérou, avec le soutien de l’ONG Notre Sauvetage et du département de la sécurité intérieure des États-Unis (HSI).
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