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Ils y ont joué au milieu de l’espace après avoir piraté un satellite en orbite terrestre

Publié le 4 novembre 2025 à 10h26. Un groupe de hackers a réussi l'exploit de faire fonctionner le jeu vidéo culte DOOM sur un satellite de l'Agence spatiale européenne, transformant l'engin orbital en une improbable console de jeu.…

Ils y ont joué au milieu de l’espace après avoir piraté un satellite en orbite terrestre

Publié le 4 novembre 2025 à 10h26. Un groupe de hackers a réussi l’exploit de faire fonctionner le jeu vidéo culte DOOM sur un satellite de l’Agence spatiale européenne, transformant l’engin orbital en une improbable console de jeu.

  • L’OPS-SAT, un satellite expérimental de l’ESA, a servi de plateforme pour tester des applications inattendues, dont le célèbre jeu de tir à la première personne.
  • Le programmeur Ólafur Waage a raconté comment il a adapté DOOM pour fonctionner sur le matériel limité du satellite, en utilisant une version simplifiée du jeu.
  • L’équipe a même réussi à afficher une vue de la Terre à la place du paysage martien habituel, en utilisant la caméra du satellite.

L’Agence spatiale européenne (ESA) avait initialement conçu l’OPS-SAT comme un banc d’essai pour améliorer le contrôle des missions et les systèmes embarqués des satellites. L’ordinateur de bord, décrit comme « dix fois plus puissant que n’importe quel autre ordinateur » à bord des satellites de l’ESA à l’époque, a offert une opportunité unique à un groupe de hackers de repousser les limites du possible. L’OPS-SAT a depuis été mis hors service, mais a rempli sa fonction d’expérimentation.

Ólafur Waage a relaté l’anecdote, révélant que l’équipe a non seulement réussi à faire fonctionner DOOM, mais aussi à exécuter la première partie d’échecs en orbite et la première transaction boursière depuis l’espace. Les hackers disposaient d’une grande liberté pour modifier le satellite, mais étaient contraints par des restrictions de temps concernant l’envoi et l’exécution du code, ce qui les a obligés à utiliser des démos chronométrées, limitées au premier niveau du jeu.

L’absence d’écran sur l’OPS-SAT a nécessité une approche particulière. L’équipe a opté pour une version de DOOM dépourvue de graphismes et de son, nécessitant un minimum de ressources. Ils ont pu vérifier le bon fonctionnement du jeu grâce au texte affichant le niveau final, le pourcentage d’achèvement et le nombre d’ennemis éliminés. Afficher le jeu de manière plus visuelle représentait un défi bien plus complexe.

Pour y parvenir, l’équipe a utilisé une version générique de DOOM, conçue pour s’adapter facilement à différents systèmes et leur offrant un accès direct à la mémoire graphique. Comme le satellite ne disposait pas de carte graphique (GPU), le jeu fonctionnait uniquement sur le processeur. Ils ont alors utilisé la caméra de l’OPS-SAT pour capturer des images de la Terre, remplaçant ainsi le ciel rouge de Mars par une vue réelle de notre planète, visible depuis l’orbite.

L’adaptation de la palette de couleurs de DOOM, limitée à 256 couleurs, pour qu’elle s’intègre à l’image capturée par le satellite s’est avérée particulièrement délicate. L’équipe n’ayant pas trouvé de solution satisfaisante, ils ont finalement modifié la palette d’origine. Cette prouesse démontre la capacité de l’équipe à relever des défis techniques complexes. Les hackers envisagent désormais de faire fonctionner le jeu dans une autre galaxie.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.