La police de la cybercriminalité du Maharashtra a enregistré, le 11 juin 2026, une plainte contre l’humoriste Pranit More et le développeur Himanshu Jangra. L’affaire fait suite à une vidéo virale où Jangra revendiquait des faveurs sexuelles après avoir payé un plat de biryani à 370 roupies, provoquant un débat national sur le consentement.
L’incident du « Biryani à 370 roupies »
Tout a commencé lors d’un spectacle de stand-up à Gurugram, où l’humoriste Pranit More interagissait avec son public. Un développeur web, Himanshu Jangra, a alors raconté un rendez-vous galant durant lequel il avait payé un plat de biryani au poulet d’une valeur de 370 roupies (environ 3,36 €). Selon les informations de DW, Jangra a affirmé devant la foule qu’il s’attendait à obtenir des faveurs sexuelles en retour de cette dépense lorsque la femme lui a demandé de la raccompagner chez elle.« J’ai dépensé de l’argent, je devrais donc obtenir quelque chose en retour. »

Poursuites judiciaires et sanctions professionnelles
Les conséquences juridiques ont été rapides. D’après The Hindu, la police de la cybercriminalité du Maharashtra a déposé une première information (FIR) le 11 juin 2026. Les chefs d’accusation s’appuient sur le Bharatiya Nyaya Sanhita (BNS) de 2023 et l’Information Technology (IT) Act de 2000, visant la diffusion de contenus obscènes et objectionnables. Parallèlement, la Commission nationale des femmes (NCW) a pris acte de l’affaire. L’organisme a convoqué More et Jangra pour une audition prévue le 22 juin 2026 à 16h00, estimant que leurs propos glorifiaient la coercition sexuelle. Sur le plan professionnel, Himanshu Jangra a été licencié par son entreprise basée à Gurugram suite à l’indignation générale. Pranit More a tenté de limiter les dégâts par une série d’excuses. Selon The Economic Times, l’humoriste a admis avoir commis une erreur de jugement, affirmant s’être laissé emporter par l’atmosphère du spectacle.« Je mérite cette haine. Cet homme a tenu des propos très dérogatoires, mais tout le monde riait, alors je me suis laissé emporter. C’était une grave erreur. J’aurais pu l’arrêter sur-le-champ et prendre position. »

Le cas Sejal Pawar et le respect des défunts
Le débat sur la dignité et la culture du consentement
Cette polémique s’inscrit dans un contexte de violence persistante envers les femmes en Inde. Les données du National Crime Records Bureau (NCRB) pour l’année 2024 illustrent l’ampleur du défi :- 29 536 cas de viol signalés à l’échelle nationale.
- 441 534 cas de crimes contre les femmes rapportés.
« Tout le monde a le droit à la liberté d’expression… Mais la liberté d’expression ne doit pas devenir une licence. Personne ne doit violer la dignité des autres. »

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