Home AffairesIndiana AG se joint à 23 États pour soutenir la politique de passeport de Trump sur les listes de sexe biologique

Indiana AG se joint à 23 États pour soutenir la politique de passeport de Trump sur les listes de sexe biologique

by Amélie Bernard

Publié le 18 avril 2023. Le procureur général de l’Indiana, Todd Rokita, s’est joint à une action juridique soutenant la politique de l’administration Trump exigeant l’indication du sexe biologique sur les passeports américains, une mesure contestée par des personnes transgenres et non binaires.

  • Todd Rokita, procureur général de l’Indiana, a déposé un mémoire d’amicus auprès de la Cour d’appel du premier circuit en faveur de la politique sur le sexe biologique dans les passeports.
  • L’Indiana fait partie de 24 États et de la législature de l’Arizona à soutenir ce mémoire.
  • La politique est contestée en justice par sept Américains transgenres ou non binaires.

Le procureur général de l’Indiana, Todd Rokita, a pris position dans le débat national sur l’identité de genre en déposant un mémoire d’amicus auprès de la Cour d’appel du premier circuit. Ce document juridique soutient la décision de l’administration Trump d’exiger l’inscription du sexe biologique sur les passeports américains. L’Indiana se range ainsi du côté de 24 autres États et de la législature de l’Arizona dans cette affaire.

Le mémoire vise à renverser une injonction préliminaire émise par un tribunal de district du Massachusetts dans l’affaire Ashton Orr et coll. c. Donald J. Trump, et al.. Il argumente que la Constitution américaine permet au gouvernement de définir le « sexe » comme une caractéristique biologique objective, homme ou femme, dans les documents officiels.

« Les passeports sont la propriété officielle du gouvernement, et permettre des entrées auto-définies créerait le chaos, l’incohérence et des problèmes administratifs sans fin tout en compromettant une identification précise. »

Todd Rokita, procureur général de l’Indiana

Rokita souligne dans un communiqué de presse que les archives gouvernementales doivent refléter une « réalité biologique vérifiable », une norme utilisée depuis des siècles, plutôt que des « perceptions personnelles en constante évolution » qui pourraient conduire à des options illimitées et à une documentation peu fiable.

L’injonction contestée avait été émise en avril par la juge de district américaine Julia Kobick, suite à un décret signé par l’ancien président Donald Trump. Ce décret affirmait que la politique des États-Unis consistait à reconnaître deux sexes, masculin et féminin. L’ordonnance du tribunal demandait au secrétaire d’État de modifier les procédures pour que les documents d’identité délivrés par le gouvernement, y compris les passeports, reflètent fidèlement le sexe du titulaire, tel que défini dans l’ordonnance.

Sept Américains transgenres ou non binaires ont intenté une action en justice dans le Massachusetts pour contester ce décret et la politique du Département d’État concernant les passeports. Selon le bureau du procureur général de l’Indiana, la coalition d’États qui soutiennent le mémoire d’amicus estime que l’enregistrement du sexe biologique est conforme à des siècles de pratique historique, aux définitions des dictionnaires, aux précédents de la Cour suprême et aux intérêts légitimes du gouvernement en matière d’enregistrements uniformes et vérifiables.

Le mémoire souligne également que la Cour suprême des États-Unis a suspendu l’application de l’injonction en novembre dernier.

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