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Insistance économique écossaise: septembre 2025

Aperçu économique de la Scoție – Mi-2025 26 septembre 2025 – 12h12 Cette édition du rapport sur la conjoncture économique écossaise se concentre sur la première moitié de 2025 et les premiers indicateurs du troisième trimestre. L’année 2025…

Insistance économique écossaise: septembre 2025

Aperçu économique de la Scoție – Mi-2025

26 septembre 2025 – 12h12

Cette édition du rapport sur la conjoncture économique écossaise se concentre sur la première moitié de 2025 et les premiers indicateurs du troisième trimestre. L’année 2025 a été marquée par des évolutions notables tant au niveau mondial qu’au niveau national. À l’échelle mondiale, l’incertitude demeure élevée, exacerbée par les modifications et les augmentations significatives des droits de douane américains depuis avril, ainsi que par les conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient. Au niveau national, le gouvernement britannique est confronté à des défis budgétaires, tandis que les entreprises continuent de s’adapter à l’augmentation des cotisations nationales d’assurance employeur et à d’autres changements plus larges.

Ces facteurs représentent des défis importants pour l’économie, ralentissant la croissance mondiale et pesant sur le commerce et l’investissement. L’augmentation des droits de douane américains aura un impact à long terme sur le PIB, et une nouvelle modélisation économique montre que cette augmentation réduira le PIB de l’Écosse de 0,4 % à long terme.

Malgré ces vents contraires, l’économie écossaise a fait preuve de résilience au premier semestre, affichant une croissance de 0,5 %, ce qui la place sur la bonne voie pour atteindre les prévisions de 1,1 % pour l’ensemble de l’année 2025. Cependant, l’élan économique initial observé en début d’année s’est quelque peu atténué au deuxième trimestre.

Un défi majeur pour la croissance cette année a été le secteur manufacturier, dont la production a chuté de 4,3 % au cours du premier semestre de 2025, avec des baisses généralisées dans la production agroalimentaire et la raffinage du pétrole. La cessation des activités de raffinage du pétrole à Grangemouth en avril et l’incertitude liée aux droits de douane ont également affecté ce secteur.

En revanche, le marché du travail est resté solide au premier semestre, avec un taux de chômage faible de 3,5 %. Des signes d’un ralentissement sous-jacent persistent, avec une légère baisse du nombre d’employés et un ralentissement de l’activité de recrutement. L’augmentation des cotisations nationales d’assurance employeur en avril a eu un impact notable sur le marché du travail, en particulier dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, qui a connu une baisse du nombre d’employés au cours de la dernière année.

Au niveau macroéconomique, malgré le ralentissement des conditions du marché du travail, la croissance des revenus des salariés reste robuste, augmentant de 6,5 % par an en termes nominaux en août. La diminution de l’inflation a entraîné un ralentissement de la croissance des revenus en termes réels à 2,7 %, et une nouvelle diminution est prévue l’année prochaine avec un assouplissement des accords salariaux.

Les coûts salariaux sont restés une pression importante sur les coûts pour les entreprises au premier semestre, exacerbée par l’augmentation des cotisations nationales d’assurance employeur, bien que les préoccupations concernant la fiscalité soient restées présentes. Cependant, compte tenu de l’augmentation des emprunts du gouvernement britannique par rapport aux prévisions et de la perspective d’un resserrement budgétaire dans le budget britannique de novembre, le sentiment des entreprises et des consommateurs pourrait s’affaiblir.

La principale préoccupation des entreprises reste la baisse de la demande de biens et de services. Le sentiment des consommateurs en Écosse s’est également affaibli tout au long de l’année. Malgré la résilience de l’optimisme des entreprises et l’assouplissement des conditions financières, avec la réduction des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre à 4,0 % en août, cette préoccupation pourrait continuer à peser sur les intentions d’investissement. Les entreprises envisagent également des options d’automatisation, et cette édition présente les dernières données d’enquêtes commerciales sur l’adoption et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), avec un quart des entreprises écossaises signalant l’utilisation de technologies d’IA.

Dans l’ensemble, l’économie a fait preuve de résilience au premier semestre de 2025, mais la croissance devrait ralentir légèrement cette année en raison de vents contraires importants avant de reprendre en 2026. Cette reprise dépendra de la résolution d’une partie de l’incertitude actuelle et nécessitera un renforcement de la confiance. Des risques clairs pèsent sur ces perspectives, notamment en raison de la faiblesse du sentiment des consommateurs, de la récente baisse du taux d’épargne et de la persistance des incertitudes mondiales dans les chaînes d’approvisionnement. Cependant, l’assouplissement des pressions inflationnistes, l’assouplissement des conditions financières, la résilience de l’optimisme des entreprises et la solidité sous-jacente du marché du travail sont des facteurs encourageants.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.