Plus de 10 projectiles ont frappé l’île de Qeshm en mer du Golfe, selon des médias iraniens, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient après des frappes aériennes américaines.
Selon des médias iraniens, plus de 10 projectiles ont frappé l’île de Qeshm, un point stratégique du détroit d’Ormuz, sans qu’aucune victime ne soit signalée. Entre 10 et 11 projectiles ennemis ont touché Qeshm depuis l’après-midi de dimanche, a déclaré Hossein Amir Teymouri, gouverneur de la région, cité par l’agence IRNA.
Frappes américaines ciblent l’infrastructure pétrolière
Les frappes américaines ont touché des installations pétrolières à l’île de Kharg, un terminal clé pour les exportations iraniennes, selon l’agence Mehr News. Kpler, une entreprise de surveillance des marchés énergétiques, a confirmé que le terminal de la jetée ouest et les pipelines étaient en flammes. Les États-Unis ont frappé le terminal clé d’exportation iranien, a tweeté Amena Bakr, journaliste spécialisée dans les affaires énergétiques.

Le gouvernement iranien a déclaré que des explosions avaient eu lieu à Bandar Abbas, une ville portuaire située près du détroit d’Ormuz, mais n’a pas confirmé les pertes humaines. Les médias iraniens ont rapporté que des pêcheurs et des soldats avaient été tués, selon Mehr News, sans que ces allégations soient vérifiées par des sources indépendantes.
Réponse iranienne immédiate
En réponse aux frappes américaines, l’Iran a lancé des missiles et des drones vers des bases militaires américaines dans la région. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Seyed Abbas Araghchi, a déclaré que les forces étrangères proches de notre territoire sont en danger en raison de leurs erreurs humaines, d’accidents ou de coups de feu croisés.

Tensions et négociations
L’Iran a affirmé qu’il travaillait avec des médiateurs comme le Qatar, le Pakistan et l’Oman pour éviter une escalade, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. Le rôle des médiateurs est de continuer leurs efforts pour éviter une escalade des tensions, a-t-il déclaré. Cependant, les frappes américaines ont mis en doute l’efficacité de ces pourparlers.
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Le chef de la diplomatie iranienne a également menacé les États-Unis, affirmant que aucune attaque ne restera impunie. Il a ajouté que les forces armées iraniennes laisseront aucune attaque ou menace sans réponse. Ces déclarations interviennent après que l’Iran ait déclaré le détroit d’Ormuz fermé jusqu’à nouvel ordre, interdisant le passage des navires qui ne suivent pas sa route maritime.
Déclaration de Trump et position des États-Unis
Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient bombardé le diable en Irak, en référence aux frappes contre l’Iran. Nous avons bombardé le diable la nuit dernière, a-t-il dit lors d’une interview à NBC. Le commandement central des États-Unis a affirmé que les frappes visaient à protéger la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en soulignant que l’Iran ne contrôle pas le détroit.
Ces frappes renforceront notre capacité à protéger les intérêts américains dans la région, a-t-il ajouté.
Contexte géopolitique et conséquences
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a des répercussions mondiales, notamment sur les marchés pétroliers et la sécurité énergétique. Le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport du pétrole, est au cœur des tensions. Selon Kpler, des navires commerciaux ont traversé le détroit en coordination avec les forces américaines, malgré les risques.
Les frappes américaines ont également touché des installations militaires en Irak, selon des rapports de l’agence de presse AFP. Le chef d’état-major iranien a affirmé que les États-Unis avaient échoué dans leur tentative de dominer la région, tout en menaçant une réponse plus forte.
Les tensions se poursuivent alors que l’Iran et les États-Unis tentent de négocier un cessez-le-feu. Les pourparlers ont été perturbés par des attaques répétées des deux côtés, mettant en doute la stabilité de l’accord de 60 jours signé en mai 2026.
Les analystes s’inquiètent de l’escalade des tensions, qui pourraient affecter la stabilité régionale et mondiale. Le détroit d’Ormuz, qui traite environ 20 % du pétrole mondial, reste un point de friction. Les alliés des États-Unis, comme le Bahreïn et le Qatar, ont été touchés par les frappes iraniennes, augmentant les inquiétudes sur la sécurité de la région.
Les États-Unis maintiennent une présence militaire forte dans la région, affirment-ils, pour protéger la liberté de navigation. Cependant, l’Iran continue de défier cette présence, affirmant que le détroit d’Ormuz est sous son contrôle. L’avenir de ces tensions dépendra des négociations et de la capacité des deux parties à éviter une escalade militaire.
Les sources suivantes ont été utilisées pour ce résumé : Indianexpress, The Hindu, Firstpost, NDTV, Hindustantimes, DW, Livemint, Rferl, Hindustantimes, Anewz, Timesnownews, Mathrubhumi.
This follows our earlier report, Iraniens et Qatariens discutent mise en œuvre accord US-Iran à Doha.
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