Publié le 14 janvier 2026. Israël a annoncé mardi la rupture de ses relations avec trois organisations internationales, dont deux agences de l’ONU, dans un contexte de tensions croissantes avec l’organisation et après une décision similaire des États-Unis de se désengager de plusieurs instances mondiales.
- Israël met fin à toute collaboration avec ONU Énergie, l’Alliance des civilisations de l’ONU et le Forum mondial sur la migration et le développement.
- Cette décision intervient après le retrait américain de 66 organisations internationales, jugées ne plus servir les intérêts des États-Unis.
- Israël accuse certaines de ces organisations de partialité et de servir de plateforme à des attaques contre l’État hébreu.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé mardi 13 janvier 2026 la suspension immédiate de tout contact avec ONU Énergie, l’Alliance des civilisations de l’ONU et le Forum mondial sur la migration et le développement. Si les deux premières sont des agences relevant du système des Nations Unies, le Forum mondial sur la migration et le développement en est distinct.
Selon le ministère, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a également ordonné une révision approfondie de la coopération israélienne avec d’autres organisations internationales. L’étendue des relations d’Israël avec les trois organismes concernés par cette rupture n’était pas initialement précisée.
Dans une déclaration diffusée sur le réseau X, le ministère a justifié sa décision en dénonçant le rôle de ces organisations. L’Alliance des civilisations de l’ONU, par exemple, est accusée de ne pas avoir invité Israël à participer à ses travaux et d’être utilisée depuis des années « comme une plateforme pour des attaques contre Israël » https://www.dw.com/es/israel/t-17412656. ONU Énergie est qualifiée d’entité « inutile », tandis que le Forum mondial sur la migration et le développement est accusé de « miner la capacité des nations souveraines à appliquer leurs propres lois en matière d’immigration ».
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et l’ONU. Israël accuse régulièrement les agences de l’organisation d’être partiales à son encontre, notamment depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. L’UNRWA, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, est particulièrement visée, Israël l’accusant de fournir une couverture aux militants du Hamas et affirmant que certains de ses employés ont participé à l’attaque.
En 2024, Israël a adopté deux lois interdisant à l’UNRWA d’opérer sur son territoire et d’entretenir des contacts avec les autorités israéliennes. La semaine dernière, l’UNRWA a annoncé le licenciement de 571 employés hors de la bande de Gaza, invoquant des « difficultés financières ».
La décision israélienne fait suite à l’annonce, la semaine dernière, du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de 66 organisations internationales. La Maison Blanche a justifié cette décision par le fait que ces organisations « ne servent plus les intérêts américains ». L’ordre de Trump concernait 31 organisations de l’ONU et 35 autres entités, incluant les trois organismes dont Israël s’est retiré mardi https://www.dw.com/es/onu/t-17409613.
(jc (afp, efe))
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