Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Israël cible le chef d’état-major du Hezbollah lors de sa première frappe sur Beyrouth depuis des mois, tuant 5 personnes

Beyrouth a été la cible de frappes israéliennes dimanche pour la première fois depuis juin, faisant au moins cinq morts et 25 blessés. Israël affirme avoir visé un haut responsable du Hezbollah, mettant en garde contre toute tentative…

Israël cible le chef d’état-major du Hezbollah lors de sa première frappe sur Beyrouth depuis des mois, tuant 5 personnes

Beyrouth a été la cible de frappes israéliennes dimanche pour la première fois depuis juin, faisant au moins cinq morts et 25 blessés. Israël affirme avoir visé un haut responsable du Hezbollah, mettant en garde contre toute tentative de réarmement du groupe pro-iranien, un an après la fin de la guerre de 2023.

L’attaque, qui a frappé la banlieue sud de Beyrouth, intervient à un moment de tensions croissantes et quelques jours seulement avant la visite prévue du pape Léon XIV au Liban, son premier voyage à l’étranger. Le Hezbollah a dénoncé une escalade potentielle des hostilités.

« Nous continuerons d’agir avec force pour prévenir toute menace contre les habitants du nord et l’État d’Israël », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, dans un communiqué. Le gouvernement israélien n’a pas précisé s’il avait informé les États-Unis avant l’opération, se contentant d’affirmer qu’Israël « prend ses décisions de manière indépendante ».

Selon les autorités israéliennes, la frappe visait le chef d’état-major du Hezbollah, accusé de superviser le renforcement militaire de l’organisation. Mahmoud Qamati, vice-président du conseil politique du Hezbollah, a confirmé qu’un haut responsable du groupe pourrait avoir été tué, sans fournir de détails supplémentaires. « Les dirigeants du Hezbollah étudient la question de la réponse et prendront la décision appropriée », a-t-il déclaré sur les lieux de l’attaque. « Cette frappe ouvre la porte à une escalade des assauts dans tout le Liban. »

Ces dernières semaines, Israël a intensifié ses frappes aériennes sur le sud du Liban, exerçant des pressions sur le Liban pour qu’il désarme le Hezbollah. Israël accuse le groupe de tenter de reconstituer ses capacités militaires, ce que le gouvernement libanais nie, affirmant avoir approuvé un plan militaire visant à désarmer le Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun a fermement condamné l’attaque, accusant Israël de violer l’accord de cessez-le-feu et appelant la communauté internationale à « intervenir avec force et sérieux pour mettre fin aux attaques contre le Liban et son peuple ».

Des témoins ont rapporté avoir vu de la fumée s’élever au-dessus du quartier animé de Haret Hreik. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des dizaines de personnes rassemblées autour du bâtiment touché, apparemment au quatrième étage. Des coups de feu auraient été tirés pour disperser la foule à l’arrivée des secours.

« Il s’agit bien d’une zone civile et dépourvue de toute présence militaire, en particulier le quartier dans lequel nous nous trouvons », a déclaré Ali Ammar, parlementaire du Hezbollah, aux journalistes. Un drone israélien a été aperçu survolant les lieux. L’armée libanaise a bouclé la zone.

Le Liban et les forces de maintien de la paix des Nations Unies ont critiqué les attaques israéliennes, les qualifiant de violations de l’accord de cessez-le-feu. La semaine dernière, le président Aoun avait déclaré que le pays était prêt à entamer des négociations avec Israël pour mettre fin aux frappes aériennes et au maintien de cinq points d’occupation israéliens sur le territoire libanais. L’issue de ces négociations reste incertaine.

La dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, qui a débuté le 8 octobre 2023, a fait plus de 4 000 morts au Liban, dont des centaines de civils, et causé des destructions estimées à 11 milliards de dollars (USD), selon la Banque mondiale. En Israël, 127 personnes ont perdu la vie, dont 80 soldats.

Mardi, une frappe israélienne sur le camp de réfugiés palestiniens d’Ein el-Hilweh, près de Sidon, a fait 13 morts, constituant l’attaque la plus meurtrière depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. L’armée israélienne a affirmé avoir ciblé une installation militaire appartenant au Hamas, ce que le groupe palestinien a nié.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.