Le nageur italien Simone Cerasuolo, âgé de 22 ans, a décroché l’or mondial sur 50 mètres brasse lors des Championnats du monde de natation 2025 à Singapour, une première historique pour l’Italie dans cette discipline. L’athlète, déjà considéré comme un espoir majeur de la natation internationale, se prépare désormais pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Cerasuolo a conquis cette médaille d’or tant convoitée à Singapour, devenant le seul champion du monde italien de brasse sur cette distance en Asie. « Je suis venu à Singapour pour une médaille, puis on se bat pour la couleur avant la Coupe du monde. J’étais conscient de bien nager, l’entraînement avait progressé dans la bonne direction. Je savais que j’avais ma chance, et je suis heureux de l’avoir saisie », a-t-il déclaré.
Né à Imola en 2002, le jeune nageur se distingue par sa détermination et son approche méticuleuse de la compétition. Il a réussi un exploit que ses prédécesseurs italiens n’avaient jamais accompli sur 50 mètres brasse au niveau mondial.
L’avenir immédiat de Cerasuolo est axé sur les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, où le 50 mètres brasse fera son entrée au programme. Avant cela, il compte confirmer sa forme lors de plusieurs compétitions, notamment les Championnats d’Europe en petit et grand bassin.
Malgré l’attention accrue qu’il reçoit, Cerasuolo reste humble et concentré sur son travail. « Il y a plus d’attention envers moi, et j’aime ça en partie, mais pas entièrement. Je préfère rester concentré sur moi-même. Les pressions extérieures sont toujours moins fortes que celles que je m’impose. Quand je monte sur le bloc, je pense toujours que je peux gagner, c’est quelque chose qui me motive », a-t-il expliqué. Il a même avoué, avec un sourire, qu’il aurait préféré rentrer directement à Imola après sa victoire à Singapour, se sentant parfois « comme un poisson hors de l’eau » loin de chez lui.
Interrogé sur les performances de ses compatriotes Thomas Ceccon et Nicolò Martinenghi, médaillés d’argent dans leurs spécialités respectives après avoir remporté l’or olympique à Paris, Cerasuolo a estimé qu’ils n’avaient pas subi de pression excessive. « Ils ont tous deux traversé une saison de changements. Thomas est allé en Australie, s’est également consacré au 200 mètres, et a finalement nagé un excellent temps (51,90 secondes), alors qu’il n’avait pas franchi la barre des 52 secondes au 100 mètres depuis trois ans. Pour moi, ce sont de belles performances », a-t-il souligné.
Concernant son entraînement, Cerasuolo met l’accent sur le développement d’une base aérobie solide. « Je travaille davantage sur une base aérobie assez importante. J’ai 22 ans et je pense donc qu’il est juste de le faire. Il est également vrai qu’en natation, certaines choses s’anticipent de plus en plus, je pense à un travail spécifique qui permette alors aux très jeunes athlètes d’obtenir des temps de valeur absolue », a-t-il précisé.
Enfin, il s’est exprimé sur le possible retour d’Adam Peaty, une figure emblématique de la brasse. « S’il revient, je serais le premier à m’en réjouir. Cela me donnerait de bonnes raisons de rivaliser avec lui. Il a changé la façon de nager la brasse. Je pense qu’il pourrait être le favori sur 50 mètres s’il concourt à son meilleur niveau. Sur 100 mètres, il faudra voir la constance de son physique », a-t-il conclu.