Publié le 2024-02-29. L’acteur tchèque Igor Orozović se confie sur son rôle dans le film Sur les montagnes, un hommage aux sauveteurs en montagne, et sur sa longue carrière entre théâtre et cinéma, tout en abordant son engagement dans une nouvelle pièce de théâtre politiquement engagée.
- Igor Orozović évoque le film Sur les montagnes, qui met en lumière le travail des sauveteurs et dont les recettes seront reversées à leur fonds.
- L’acteur, principalement connu pour son travail théâtral au Théâtre National et au Studio Rubín, souligne l’importance de l’espace de communication et de la rencontre humaine dans son métier.
- Il annonce son implication dans une trilogie théâtrale au D21, explorant les présidences tchèques passées, avec une prochaine pièce centrée sur le silence de Gustáv Husák.
Igor Orozović, acteur chevronné, revient sur son expérience dans le film Sur les montagnes, une comédie qui, selon lui, aborde des thèmes universels tels que l’amour, la famille et l’attachement à son environnement. Il explique que le film est également un hommage aux sauveteurs en montagne, ces héros du quotidien.
« Pour être honnête, je n’ai pas vu beaucoup de comédies tchèques ces derniers temps. De mon point de vue, ce film parle principalement d’amour, pas seulement d’amour, mais aussi des enfants, des montagnes, de l’environnement d’où vient une personne. »
Igor Orozović, acteur
L’acteur précise que tous les fonds générés par la vente des billets seront reversés aux sauveteurs en montagne. Il apprécie le fait que le film ne se cantonne pas à un seul genre, mais qu’il les mélange harmonieusement, reflétant ainsi la complexité de la vie.
Bien que principalement associé au théâtre, où il travaille au Théâtre National depuis plus de trois décennies, Igor Orozović ne perçoit pas de changements majeurs dans son métier au fil du temps. Il considère le théâtre et le cinéma comme des espaces de communication et de réflexion, où la qualité des rencontres et des sujets abordés est primordiale.
« Je ne regarde pas beaucoup en arrière. Bien sûr, il y a des rôles qui sont restés dans mon cœur et dont j’ai beaucoup appris. Une étape importante pour moi a été le Faust de Goethe, que j’ai lié aux préparatifs à Rubín, même si nous ne l’avons jamais joué là-bas en raison de l’espace limité. Parfois, je reviens à lui dans ma tête. »
Igor Orozović, acteur
Parmi ses nombreux rôles, celui de Faust de Goethe occupe une place particulière dans son parcours. Il évoque également son engagement dans le théâtre D21, un lieu qu’il ne distingue pas des autres scènes par leur taille ou leur prestige. Il y répète actuellement le troisième volet d’une trilogie consacrée aux présidents tchèques, après avoir exploré les figures de Hách et Beneš. La prochaine pièce sera consacrée au silence de Gustáv Husák, et s’inspirera du tunnel de Těšnovská à Prague, lieu de réunions secrètes des membres du parti communiste.
« Je ne sais pas encore exactement [qui je jouerai]. Bien sûr, j’aimerais jouer Husák parce que je l’aime. »
Igor Orozović, acteur
L’acteur avoue un intérêt particulier pour le personnage de Husák, qu’il décrit comme une personnalité politique extraordinaire, et établit un parallèle avec les ambitions actuelles de Andrej Babiš. Il anticipe que la pièce abordera également des thèmes contemporains, exprimant sa crainte d’un retour au “silence de Husák” avec le nouveau gouvernement.
