Publié le 26 novembre 2023. Plus d’un mois après le violent incendie qui a ravagé un complexe d’habitations à Hong Kong, les employés domestiques indonésiens survivants peinent à se reconstruire une vie, contraints à une succession de déménagements et profondément marqués par la tragédie.
- L’incendie, le plus meurtrier qu’ait connu Hong Kong depuis des décennies, a fait 161 morts.
- Siti Zulaikho, employée domestique indonésienne, témoigne du chaos et de la fatigue physique et mentale qui la submergent.
- Des organisations non gouvernementales (ONG) et le gouvernement local apportent une aide matérielle et un soutien aux survivants.
L’employée domestique Siti Zulaikho, 41 ans, décrit son quotidien depuis l’incendie qui a frappé Hong Kong le 26 novembre comme « chaotique ». Elle faisait partie des plus de 200 employés de maison vivant dans le complexe Wang Fuk lorsqu’un incendie de 43 heures a éclaté, détruisant sept des huit bâtiments et causant la mort de 161 personnes.
Au cours du dernier mois, Siti Zulaikho a été contrainte de déménager à quatre reprises avec ses employeurs. Elle a d’abord séjourné dans un centre d’hébergement d’urgence, puis dans un hôtel, avant d’être relogée dans des logements de transition à Yuen Long et Fan Ling. Un nouveau déménagement est déjà prévu, cette fois à Tuen Mun.
« Je suis physiquement fatiguée, mais mon esprit l’est aussi. Je n’arrive pas à dormir profondément. »
Siti Zulaikho, employée domestique
Comme beaucoup d’autres, Siti Zulaikho a tout perdu dans l’incendie, ne conservant que son téléphone portable et sa carte d’identité. Elle a pu compter sur l’aide d’un réseau d’ONG, du gouvernement local et de son consulat pour tenter de reconstruire sa vie.
Récemment, Siti Zulaikho a participé, avec des dizaines d’autres survivants indonésiens, à une distribution d’aide organisée par six ONG locales. Des valises remplies de fournitures, de chaussures et d’autres articles essentiels ont été offertes aux personnes sinistrées.
