Publié le 27 novembre 2023 06:59:00. L’influenceuse Sophie témoigne publiquement de ses troubles de l’adolescence, notamment d’une période où elle s’automutilait, révélant un mal-être profond et un manque de communication avec son entourage.
- Sophie a commencé à s’automutiler au collège, influencée par une amie souffrant de trouble borderline.
- Elle utilisait l’automutilation comme un moyen de gérer ses émotions et de signaler sa détresse.
- Sa mère, Margot, a pris conscience de la gravité de la situation après une intervention d’un professeur de danse signalant une tentative de surdosage.
Le chemin vers l’âge adulte a été semé d’embûches pour Sophie. Elle évoque des difficultés relationnelles dès le début de ses problèmes. « Je pense que c’est devenu problématique en troisième année de septième », confie-t-elle. Elle décrit avoir développé des comportements malsains, notamment l’incapacité à nouer des amitiés durables et des conflits fréquents.
C’est au collège que Sophie a rencontré une jeune fille atteinte de trouble de la personnalité borderline, qui s’automutilait. Cette rencontre a eu un impact déterminant sur elle. « J’ai rencontré quelqu’un qui souffrait de trouble borderline et s’est coupé. Je me suis dit : ‘Oh, je veux essayer ça aussi.’ » Elle explique que ce type de comportement s’est propagé au sein de son groupe d’amis, devenant presque une forme de contagion.
Sophie décrit un sentiment paradoxal lié à l’automutilation. « Je n’aimais pas du tout la douleur, mais je ressentais une sorte de paix quand je le faisais. L’intérieur de mon peignoir était couvert de taches de sang. Ce n’était pas bon. » Elle souligne son incapacité à gérer ses émotions à l’époque, utilisant l’automutilation comme un moyen de se calmer, même avant de dormir, et comme un appel à l’aide désespéré.
Sa mère, Margot, se souvient d’une période sombre et impuissante. « J’ai remarqué que quelque chose se passait, mais je n’ai pas pu la contacter », témoigne-t-elle. Sophie s’était repliée sur elle-même, refusant de manger, commandant sa propre nourriture et passant ses journées enfermée dans sa chambre.
La situation a atteint un point critique lorsqu’un professeur de danse s’est rendu au domicile de Sophie et a révélé à sa mère qu’elle avait fait une overdose de médicaments. « C’est seulement à ce moment-là que j’ai réalisé jusqu’où ça était allé », raconte Margot. Sophie, elle, affirme ne pas avoir pleinement réalisé la gravité de la situation à ce moment-là.
Aujourd’hui, Sophie est une influenceuse reconnue, avec une communauté importante et engagée. Elle insiste sur le fait que sa santé mentale reste un travail en cours. Grâce à une thérapie, elle a appris à identifier l’origine de ses émotions et à développer des stratégies pour les gérer de manière saine.
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