Home SantéJe suis prêt à parler maintenant – Révision – histoire de coucher troublante pour un public d’un | Festival d’Edinburgh 2025

Je suis prêt à parler maintenant – Révision – histoire de coucher troublante pour un public d’un | Festival d’Edinburgh 2025

by Sophie Martin

Il s’agit d’un spectacle individuel qui vous oblige à vous faire de près à son seul interprète, Oliver Ayres. Il vous conduit, vous met à l’aise et propose de vous ranger dans un lit dans la pièce (il y a une option pour continuer à rester assis si vous préférez).

Le spectacle est une combinaison de monologue enregistré, de musique et de théâtre physique. Les mots et la musique se déversent dans votre tête à travers des écouteurs. Ayres parle d’une maladie sans nom qui le laisse dans une douleur aiguë. Il est plus tard diagnostiqué avec la condition immunitaire chronique rare et sévère appelée syndrome de Stevens-Johnson, bien qu’elle ne soit pas nommée dans l’enregistrement. Il laisse Ayres handicapé et son histoire parle de sa proximité de la mort à l’âge de 20 ans. C’est un moment dissonant, pas de ne pas s’attarder, mais il bourdonne d’alarme. Ayres ajoute à l’histoire à travers un mouvement occasionnel, oblique.

Un spectacle primé de Melbourne, il est de nature expérimentale, sans s’expliquer ou imposer des significations. Pourtant, vous vous rendez compte que vous êtes assis dans un lit d’hôpital – peut-être le sien? Pour moi, il s’agit de sa douleur, de sa solitude, de l’horreur d’une maladie sans nom – et de l’horreur d’être jugée, peut-être condamnée, par un médecin.

Photographie: Dijana Risteska

Il y a un écran de partition étroit avec des images projetées, mais il sert également de miroir; Ayres est assis sur une chaise d’un côté pendant que vous êtes de l’autre. Cela vous rapproche de son expérience. Il y a un contact visuel direct. Symboliquement, vous ne pouvez pas détourner le regard de l’histoire.

Ensuite, c’est fini, peut-être trop tôt, avec des questions qui se balançaient. Un détail qui revient est l’hypothèse du médecin selon laquelle la maladie des Ayres a été causée par la prise de testostérone. Je pose des questions à ce sujet et sur les réponses qu’il donne en fait un spectacle sur la transphobie et ses effets, aux côtés de ses thèmes plus existentiels.

C’est un calcul, en quelque sorte, bien qu’il y ait une intangibilité émotionnelle là-bas. Je sors en ressentant une affinité avec Ayres mais aussi avec le besoin d’en savoir plus. J’aurais aimé continuer à parler.

À la traverse, Édimbourg, jusqu’au 24 août

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