Le secteur de la thérapie génique basée sur les virus adéno-associés (AAV) connaît un désintérêt croissant de la part des géants pharmaceutiques. Après Vertex Pharmaceuticals, Biogen a annoncé la fin de ses recherches et développements dans ce domaine, signalant un possible tournant stratégique pour l’industrie.
Biogen a mis fin à ses programmes de recherche sur les AAV, des virus utilisés pour délivrer du matériel génétique dans les cellules. Cette décision, bien que non surprenante dans le contexte d’une restructuration plus large de ses activités de recherche et développement entamée en 2023, marque un recul significatif pour un domaine qui avait suscité un engouement considérable il y a quelques années.
L’entreprise avait jusqu’à récemment exploré de nouvelles capsides AAV – l’enveloppe protéique du virus – capables de franchir plus efficacement la barrière hémato-encéphalique. Cependant, selon des sources du secteur, ces travaux ont été complètement suspendus, les ressources étant désormais réaffectées à des programmes axés sur la modification de l’ARN (ModDLaTe) et à des médicaments présentant de meilleures perspectives de succès.
Biogen maintient son engagement envers les maladies rares et génétiques, mais semble désormais privilégier d’autres approches thérapeutiques. Cette tendance est confirmée par l’annonce, en mai dernier, de Vertex Pharmaceuticals, qui a également abandonné toutes ses recherches liées aux AAV, se concentrant sur des thérapies génétiques alternatives.
D’autres grands laboratoires pharmaceutiques, tels que Pfizer, Roche et Takeda, qui avaient investi dans le domaine de la thérapie génique AAV, suscitent également des interrogations quant à la viabilité commerciale de ces traitements. L’avenir de la thérapie génique virale semble donc incertain, alors que l’industrie réévalue ses priorités et ses stratégies.
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