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Technologie et science

Jusqu’à huit tasses par jour : des chercheurs ont suivi 500 000 Britanniques pendant dix ans et trouvent un lien avec l’espérance de vie

Une vaste enquête menée auprès d'un demi-million de Britanniques suivis pendant dix ans associe une consommation modérée de café, pouvant aller jusqu'à huit tasses par jour, à une…

Jusqu'à huit tasses par jour : des chercheurs ont suivi 500 000 Britanniques pendant dix ans et trouvent un lien avec l'espér

Une vaste enquête menée auprès d’un demi-million de Britanniques suivis pendant dix ans associe une consommation modérée de café, pouvant aller jusqu’à huit tasses par jour, à une réduction du risque de mortalité, selon une étude publiée en 2018 qui bouscule les repères traditionnels sur cette boisson chaude.

Par Thomas Caron. La consommation quotidienne de café fait l’objet de nouvelles observations à grande échelle.

Jusqu’à huit tasses quotidiennes face aux risques de mortalité

L’analyse observe un plafond de huit tasses par jour. Un volume qui apparaît comme une limite haute compatible avec une diminution du risque de mortalité d’après les données recueillies.

Les chercheurs invoquent plusieurs explications biologiques pour rendre compte de cet effet. Parmi elles figurent une action antioxydante, un impact protecteur sur le foie ainsi qu’un soutien potentiel de la santé cardiovasculaire.

L’optimum de trois tasses et les gains d’espérance de vie

D’autres travaux menés depuis lors sont venus nuancer ces observations.

Ils ciblent un équilibre autour de trois tasses quotidiennes. Cet optimum est associé à un gain d’espérance de vie estimé à environ deux ans.

Ces recherches complémentaires associent également cette consommation à une réduction de la sédentarité et à un retard de la fragilité physique chez les personnes âgées. Elles rapportent aussi un intérêt accru pour un éventuel rôle protecteur contre les pathologies neurodégénératives.

L’horaire de consommation et la perturbation du rythme circadien

Au-delà des quantités absorbées, l’horaire de consommation joue un rôle déterminant.

Les personnes qui limitent leurs apports au moment de la matinée afficheraient une espérance de vie plus longue et un risque cardiaque diminué. En revanche, consommer du café l’après-midi tend à perturber le rythme circadien ainsi que la production d’hormones telles que le cortisol et la mélatonine, d’après les informations rapportées par Sciencepost.

Le rôle neutre du décaféiné et les conseils pour le sommeil

Un détail marquant ressort de ces observations : opter pour du décaféiné ne modifie en rien cet effet.

Ce constat confirme que c’est bien l’horaire d’absorption qui prime sur la présence ou l’absence de caféine.

Pour préserver un sommeil réparateur, les spécialistes conseillent ainsi d’éviter toute consommation après midi. Ils rappellent que la modération et le respect d’un bon timing demeurent les principaux repères pour tirer profit de la boisson.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.