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Kaolack : Une adolescente de 16 ans inculpée pour viol sur mineure de 13 ans

by Nicolas Lefèvre
Le mode opératoire dans le quartier Passoire

Une adolescente de 16 ans, K.G., a été déférée devant le procureur de Kaolack le lundi 8 juin 2026 pour le viol d’une fillette de 13 ans. L’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie révèle des agressions répétées survenues dans le quartier Passoire, ayant causé des lésions physiques graves à la victime.

Le mode opératoire dans le quartier Passoire

Le mode opératoire dans le quartier Passoire
L’affaire, qui secoue actuellement le quartier populaire de Passoire à Kaolack, repose sur une relation de voisinage et d’amitié entre la mise en cause et la victime. Selon l’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie, les deux jeunes filles se fréquentaient régulièrement avant que les abus ne soient découverts. La victime, une élève en classe de CE2 âgée de 13 ans, aurait été isolée de manière répétée par l’adolescente de 16 ans, identifiée sous le nom de K. Guèye. Les faits se déroulaient à huis clos, la mise en cause verrouillant la porte à double tour dans la chambre de sa propre mère pour commettre ses actes. Le calvaire de la fillette a pris fin en juin lorsque des douleurs persistantes et des saignements abondants sont devenus impossibles à dissimuler. La mère de l’enfant, S.D. Diop, a constaté des changements de comportement chez sa fille avant de recueillir ses confidences, ce qui l’a poussée à déposer une plainte officielle au début du mois.

Des preuves médicales accablantes

Des preuves médicales accablantes
Le dossier judiciaire s’appuie sur des rapports d’expertise médicale extrêmement précis provenant de l’hôpital régional de Kaolack et de la clinique Diarama Cheikh Al Islam. Ces documents scientifiques contredisent toute tentative de minimisation des faits.
  • Présence de lésions vulvaires anciennes et récentes.
  • Constat d’une vulve béante avec présence de lambeaux d’hymen.
  • Déchirures hyménales identifiées à 3 heures et 9 heures.
  • Présence de leucorrhées blanchâtres.
  • Résultats du toucher vaginal confirmant l’usage d’un doigt large.
L’expertise médicale a notamment souligné que les lésions ne résultaient pas d’un incident isolé, mais de pratiques répétées. Les médecins légistes ont relevé des traces de traumatismes qui témoignent de la violence des actes subis par la jeune élève de CE2.

La stratégie de défense de l’accusée

Face aux enquêteurs, K. Guèye a tenté de renverser la responsabilité des faits. Elle a soutenu que la victime l’aurait provoquée par des danses qu’elle a qualifiées d’obscènes avant de l’agresser. Toutefois, cette version a été immédiatement rejetée par les autorités. La Section de recherches a qualifié ces déclarations de fallacieuses, notant que l’adolescente avait fini par avouer les faits à sa propre mère après avoir reçu une convocation des autorités. La contradiction entre les allégations de provocation et les preuves physiques de lésions traumatiques fragilise considérablement la position de la défense.

Procédure judiciaire et comparution immédiate

Sur le plan juridique, les faits sont qualifiés de « viol sur mineure de moins de 13 ans », une infraction strictement encadrée par l’article 320 du Code pénal sénégalais. La gravité des charges et la nature des preuves ont conduit le juge du pôle pénal à décider du mandat de dépôt de l’adolescente de 16 ans dès mercredi soir. L’affaire sera portée devant le tribunal des flagrants délits de Kaolack. Alors que la mise en cause attend son jugement, l’émotion reste vive au sein de la communauté locale et de la famille de la victime.

“Ma fille saigne encore.”

La stratégie de défense de l'accusée
Photo: SeneNews
Procédure judiciaire et comparution immédiate
Photo: pressafrik.com
Une proche de la victime, via SeneNews Les avocats commis d’office devront désormais plaider face à des réquisitions qui s’annoncent sévères, compte tenu de la vulnérabilité de la victime et de la répétition des actes de pénétration digitale documentés par les services de santé.

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