Spacenews a annoncé mercredi avoir réduit la vitesse de rotation de son vaisseau Link, conçu pour booster l’orbite du télescope Swift de la NASA. Le vaisseau tournait à 9 degrés par seconde lors de la phase de récupération, selon Spacenews, et la vitesse a été ramenée à 1,47 degré par seconde.
Le 6 août 2026, les équipes ont réussi à réduire la vitesse de rotation du vaisseau, qui était initialement à 9 degrés par seconde, à 1,47 degré par seconde. Cette opération a été réalisée en utilisant un des propulseurs électriques du vaisseau, consommant moins de 100 grammes de carburant, selon le rapport de Spacenews.
Réduction de la rotation : une étape clé pour la mission
Le vaisseau Link a subi une instabilité due à un « spin multi-axes », selon les déclarations de Katalyst Space. « LINK tournait à environ 9 degrés par seconde lors de la phase de récupération », a déclaré l’entreprise. La réduction de cette vitesse à 1,47 degré par seconde a été réalisée grâce à une série de brûlures du propulseur électrique, permettant de stabiliser le vaisseau pour les prochaines étapes de la mission.
« Le vaisseau a maintenant une vitesse de corps de 1,47 degré par seconde, où il restera pendant que l’équipe prépare la prochaine phase de la mission », a précisé Katalyst.
Mise à jour logicielle et prochaines étapes
Katalyst a annoncé qu’une mise à jour logicielle « significative » serait chargée prochainement dans le vaisseau. Cette mise à jour inclura des contrôleur d’attitude nouveaux, conçus pour maintenir la stabilité du vaisseau dans sa configuration actuelle. « Ces mises à jour permettront à LINK de commencer à manœuvrer pour s’aligner sur l’orbite de Swift », a déclaré l’entreprise.
Le vaisseau devra ensuite effectuer des manœuvres pour se rapprocher du télescope Swift, qui est actuellement à environ 350 kilomètres d’altitude. Sans intervention, le télescope devrait entrer en déclin orbital d’ici la fin de l’année 2026 ou le début de l’année 2027, selon les données fournies par NASA. Le projet, financé à 30 millions de dollars par la NASA, vise à prolonger la vie opérationnelle du télescope, qui a été lancé en 2004.
Enjeux et implications de la mission
La mission de Katalyst Space représente un premier essai de rattrapage et de relancement d’un satellite par une entreprise privée, selon les déclarations de la NASA. « Sans Link, Swift est prévu pour décliner vers la fin de l’année 2026 ou le début de 2027 », a indiqué NASA.

Le vaisseau Link a connu des difficultés techniques lors de sa phase de commissionnement post-lancement. Deux des trois roues de réaction du vaisseau n’étaient pas fonctionnelles, et son système de contrôle de réaction était partiellement défectueux, selon Spacenews. Les équipes de Katalyst ont mis en place des mesures de conservation de carburant pour les prochaines étapes de la mission.
Le vaisseau Link, développé par Katalyst Space Technologies, was launched on a Pegasus rocket on July 3, 2026, according to the company’s statement. The spacecraft experienced a multi-axis spin on July 28, 2026, due to technical issues during post-launch commissioning. The company has not disclosed remaining fuel levels but stated it is conserving propellant for later mission phases. The spacecraft’s altitude as of August 9, 2026, was just below 350 kilometers, with a critical threshold of 300 kilometers before deorbiting. Plans call for Katalyst to reach Swift in late August 2026, a few weeks later than initially planned. The spacecraft will attempt to grapple Swift and use its thrusters to raise the observatory’s orbit. NASA has acknowledged the mission’s high risk but emphasized its potential benefits for the space industry. The $30 million mission marks Katalyst’s first attempt to grapple and boost another satellite, according to the company’s statement.