Publié le 28 décembre 2025. L’ancien ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a réaffirmé la nécessité de trouver une solution concernant la statue de la jeune fille installée devant l’ancienne ambassade de Corée au Japon, conformément à l’accord de 2015 sur les « femmes de réconfort ». Cette déclaration intervient alors que les relations bilatérales cherchent à se stabiliser.
- Fumio Kishida, alors ministre des Affaires étrangères, avait négocié l’accord de 2015 avec son homologue sud-coréen, Yoon Byung-se.
- L’accord prévoyait une contribution financière du Japon à une fondation destinée à soutenir les victimes, en échange de la promesse de la Corée du Sud de chercher une solution concernant la statue.
- L’administration Moon Jae-in a ensuite remis en question l’accord et dissous la fondation, mais le gouvernement japonais maintient que l’accord reste en vigueur.
Dans une interview accordée au Yomiuri Shimbun, l’ancien Premier ministre Kishida a souligné l’importance de ne pas laisser perdurer indéfiniment la question des femmes de réconfort, estimant que cela nuirait aux relations futures entre les deux pays. Il a rappelé que l’accord de 2015 avait été conclu avec une forte détermination pour résoudre ce problème sensible.
Lors de la conférence de presse conjointe qui avait suivi la signature de l’accord en 2015, le gouvernement japonais s’était engagé à verser une contribution financière d’un milliard de yens (environ 7,5 millions d’euros au taux de change actuel) à la Fondation pour la réconciliation et la guérison. En contrepartie, le ministre Yoon Byung-se avait déclaré que Séoul prendrait en compte les préoccupations japonaises concernant la statue de la jeune fille et s’efforcerait de trouver une solution appropriée par le biais de consultations avec les organisations concernées. Les deux parties avaient alors convenu d’une résolution définitive et irréversible de la question.
Cependant, l’arrivée au pouvoir de l’administration Moon Jae-in en 2017 a marqué un tournant. En 2018, le gouvernement coréen a réexaminé l’accord et décidé de dissoudre la Fondation pour la réconciliation et la guérison, ce qui a suscité des critiques de la part du Japon. Séoul a toutefois affirmé qu’il ne demanderait pas l’annulation ou la renégociation de l’accord lui-même.
Le Yomiuri Shimbun a noté que, bien que l’accord ait été en grande partie annulé après le changement de gouvernement en Corée, il reste formellement en vigueur et sert de base pour éviter une nouvelle escalade du conflit. Les deux gouvernements envisagent actuellement de renforcer leur coopération dans d’autres domaines.
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a récemment déclaré que le gouvernement japonais est prêt à communiquer et à répondre de manière appropriée, en tenant compte du fait que le gouvernement coréen affirme respecter l’accord intergouvernemental.
« Il n’est pas bon pour l’avenir des deux pays de traîner pendant longtemps la question des femmes de réconfort, c’est pourquoi nous avons abordé l’accord avec une forte détermination. »
Fumio Kishida, ancien ministre japonais des Affaires étrangères