Home AffairesL’« industrie de l’expérience » est moins confiante à l’égard de l’économie irlandaise

L’« industrie de l’expérience » est moins confiante à l’égard de l’économie irlandaise

by Amélie Bernard

Publié le 28 octobre 2025 06:00:00. La confiance des entreprises irlandaises dans le secteur de l’« économie de l’expérience » – qui englobe tourisme, hôtellerie et loisirs – s’érode rapidement, selon une nouvelle enquête d’Ibec, le principal groupe patronal du pays. Cette baisse de moral est principalement liée à la diminution de la demande des touristes étrangers et à l’augmentation des coûts d’exploitation.

  • Près de la moitié des entreprises du secteur (49 %) se disent moins confiantes dans l’économie, contre 28 % il y a six mois.
  • 70 % des entreprises interrogées s’inquiètent de l’attractivité de l’Irlande en tant que destination touristique, une augmentation significative par rapport aux 57 % enregistrés il y a six mois.
  • Le secteur de l’économie de l’expérience contribue à hauteur de 4 milliards d’euros par an à l’économie irlandaise et emploie plus de 330 000 personnes.

L’enquête, menée par Ibec avant les vacances d’octobre et de la mi-mandat, révèle un sentiment de pessimisme croissant parmi les acteurs de l’économie de l’expérience. Les entreprises pointent du doigt une baisse de la fréquentation des touristes étrangers comme principal facteur d’inquiétude. Selon Ibec, cette situation est « en grande partie due au fait que les répondants ont noté une baisse de la demande de la part des voyageurs étrangers ».

Malgré ces difficultés, les entreprises anticipent une poursuite de la croissance des salaires en 2024, même si elles prévoient une stagnation de leurs ventes globales. Huit entreprises sur dix s’attendent à ce que « la croissance des salaires se poursuive, comme en 2024, même si les entreprises s’attendent à ce que leurs ventes totales ou intérieures restent stables ».

Avine McNally, responsable des adhésions chez Ibec, souligne que les événements festifs à venir, tels que le marathon de Dublin et les célébrations d’Halloween, pourraient apporter un répit temporaire.

« Ces événements apporteront un coup de pouce bienvenu à un moment où la confiance dans le secteur évolue dans la mauvaise direction. »

Avine McNally, responsable des adhésions chez Ibec

Cependant, Mme McNally insiste sur les défis structurels auxquels est confronté le secteur. L’augmentation des salaires, les modifications de la législation du travail, l’inflation persistante et la hausse des coûts opérationnels ont fragilisé de nombreuses entreprises, entraînant des fermetures.

« L’augmentation des salaires, les changements importants en matière de politique du travail, l’inflation et la hausse des coûts d’exploitation ont mis ce secteur d’une importance cruciale dans une position précaire au cours des dernières années, entraînant de nombreuses fermetures. »

Avine McNally, responsable des adhésions chez Ibec

Ibec se félicite de la décision du gouvernement de maintenir le taux de TVA à 9 % pour le secteur de l’hôtellerie à partir de juillet 2026, mais souligne la nécessité de mesures supplémentaires pour soutenir les entreprises. Mme McNally suggère notamment une réduction ciblée du PRSI (contribution sociale).

« Des mesures telles qu’une remise ciblée du PRSI pourraient également être nécessaires pour compenser davantage les coûts. »

Avine McNally, responsable des adhésions chez Ibec

L’organisation patronale espère que la période des fêtes de fin d’année permettra de relancer l’activité et de créer un climat plus favorable pour 2026.

« Nous espérons qu’une période de fêtes chargée fournira un nouvel élan, créant les bases d’une 2026 plus optimiste. »

Avine McNally, responsable des adhésions chez Ibec

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