Publié le 21 novembre 2025 16h06:00. Le Paris Saint-Germain se positionne comme un pionnier dans l’évolution du modèle économique du football français, malgré une baisse des revenus des droits TV, en misant sur une stratégie de diversification et une approche globale de la marque.
- Le PSG a enregistré un chiffre d’affaires record de 837 millions d’euros (963,4 millions de dollars US) pour la saison 2024/25, porté par sa victoire en Ligue des champions.
- La Ligue 1 a lancé cette saison Ligue 1+, un service de streaming direct aux consommateurs (DTC) suite à la fin prématurée de son accord avec DAZN.
- Le club parisien reconnaît les défis liés à la diminution des revenus des droits TV, mais y voit une opportunité de repenser son développement commercial.
Alors que les droits TV nationaux de la Ligue 1 connaissent une période difficile, le Paris Saint-Germain affiche une santé financière florissante. Le club a annoncé un chiffre d’affaires record de 837 millions d’euros (963,4 millions de dollars US) pour la saison 2024/25, en grande partie grâce à son succès en Ligue des champions. Cette performance contraste avec un contexte où la valeur des droits médiatiques nationaux du football français est en baisse, un phénomène qui pousse la LFP à innover.
La Ligue 1 a ainsi franchi une étape importante en lançant cette saison Ligue 1+, un service de streaming direct aux consommateurs (DTC). Cette initiative fait suite à l’échec de l’accord conclu avec DAZN, qui n’a duré qu’une seule saison, et s’inscrit dans une lignée de difficultés pour la ligue, marquée notamment par l’effondrement de son contrat pluriannuel avec Mediapro en 2020. Ligue 1+ ambitionne de proposer un contenu enrichi et des avantages exclusifs aux abonnés.
Richard Heaselgrave, directeur des revenus du PSG, a reconnu que la baisse des revenus des droits TV constituait un « défi », mais a souligné que cela incitait le club à explorer de nouvelles voies pour développer ses activités.
« Est-ce un défi ? Oui. Voudrions-nous plus d’argent pour les droits médiatiques ? Oui. Mais curieusement, cela soulève une question intéressante pour nous tous. Sommes-nous à l’avant du train ? Nous le sommes probablement. »
Richard Heaselgrave, directeur des revenus du Paris Saint-Germain
Il a précisé que le PSG, contrairement à certains clubs européens bénéficiant de revenus TV plus importants, compense en développant sa marque à l’international.
Le PSG mise sur une stratégie de diversification, en se positionnant comme une marque lifestyle mondiale. Cette approche se traduit par une augmentation des ventes de produits dérivés, des partenariats avec des marques de streetwear et de mode, ainsi que des accords commerciaux sur des marchés clés comme les États-Unis. Le club a ainsi atteint la troisième place du Football Money League de Deloitte, témoignant de son succès commercial.
La victoire en Ligue des champions a joué un rôle crucial dans cette performance, et Richard Heaselgrave a insisté sur l’importance de la réussite sportive pour garantir des revenus stables. Il a également souligné la nécessité pour le PSG de rester pertinent culturellement et de « transporter Paris dans le monde » pour stimuler sa croissance à long terme.
« Pour qu’un club de football fasse partie de la vie de personnes de tout âge, à l’avenir, il faut vraiment être dans leur vie. Si vous parlez uniquement aux fans de football, cela représente X pour cent de la population. Ce n’est pas tout le monde. »
Richard Heaselgrave, directeur des revenus du Paris Saint-Germain
La LFP prévoit de distribuer 142 millions d’euros (163,5 millions de dollars US) à ses clubs pour cette saison, dont 30,1 millions d’euros (34,6 millions de dollars US) pour le champion. Cependant, ces revenus restent inférieurs aux 500 millions d’euros (575,3 millions de dollars US) générés par les précédents accords avec beIN Sports et DAZN.