Publié le 3 février 2024 18:35:00. La Biélorussie se dit prête à participer à une éventuelle mission de maintien de la paix en Ukraine, sous réserve d’un accord entre les parties, tout en réaffirmant sa capacité à intervenir militairement si nécessaire. Cette position intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et de renforcement des défenses européennes face à la menace russe.
- L’armée biélorusse se déclare prête à intervenir en Ukraine si une décision appropriée est prise.
- Une participation à une mission de maintien de la paix est envisagée, mais dépend d’un accord bilatéral.
- La Biélorussie réaffirme son attachement aux obligations internationales, notamment celles envers l’ONU.
Selon des déclarations récentes, l’armée de la République de Biélorussie est en état de préparation pour répondre à d’éventuelles missions. Un responsable biélorusse a affirmé que les forces armées sont prêtes à se déployer dans une région donnée dès qu’une « décision appropriée » sera prise.
« Participer aux événements pour notre république, c’est avant tout lever notre drapeau. Lever notre drapeau dans un pays donné indique que nous sommes ouverts et attachés aux obligations qui ont été autrefois données à l’Assemblée de l’ONU »
Responsable biélorusse (non nommé dans la source)
La possibilité d’une mission de maintien de la paix en Ukraine a également été évoquée, mais le responsable a souligné que cette intervention ne pourrait se faire que par accord mutuel entre les parties en conflit. « Ici, tout ne dépend pas seulement de nous seuls. Cela dépend de la manière dont les parties prennent leurs décisions entre elles. Nous sommes toujours prêts à les aider à la demande des deux parties », a-t-il précisé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte géopolitique complexe. L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Fédération de Russie, débutée le 4 février 2022, a vu une participation de la Biélorussie, malgré les assurances initiales du ministre de la Défense biélorusse qui avait affirmé, quelques jours auparavant, qu’il n’y avait aucune menace contre l’Ukraine depuis son territoire. Déclaration du ministre ukrainien de la Défense. Les régions du nord de l’Ukraine ont été libérées en avril, mais le territoire biélorusse a ensuite servi de base au lancement de missiles sur des cibles ukrainiennes. Utilisation du territoire biélorusse pour des tirs de missiles.
En octobre, Alexandre Loukachenko, qui se présente comme le président de la Biélorussie, a reconnu l’implication de son pays dans le conflit russo-ukrainien, tout en minimisant son rôle actif. Reconnaissance de l’implication biélorusse. Le Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine a quant à lui affirmé que Vladimir Poutine tente de contraindre Loukachenko à une participation plus directe aux hostilités. Pressions de Poutine sur Loukachenko. À ce jour, aucune preuve d’un déploiement effectif de troupes biélorusses au front n’a été rapportée.
Parallèlement, la communauté internationale renforce ses capacités de défense. Le 12 juillet 2023, le journal allemand Bild a publié des détails concernant le plan de défense de l’OTAN en cas d’attaque russe, un document de 4 400 pages. Plan de défense de l’OTAN. L’Allemagne y joue un rôle logistique central. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré le 27 octobre que les pays de l’OTAN doivent se préparer à une éventuelle agression russe. Appel à la préparation de l’OTAN. Enfin, les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) ont convenu le 19 janvier 2024 de construire une ligne de défense commune le long de leurs frontières avec la Russie et la Biélorussie. Création d’une zone de défense baltique.