Wall Street a terminé la séance de mardi sur une note positive, malgré l’annonce inattendue d’une convocation à comparaître devant la justice américaine pour Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale. L’optimisme des investisseurs, porté par des anticipations favorables concernant les résultats des entreprises, semble avoir prévalu sur les inquiétudes liées à cette affaire.
À la clôture, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 86,13 points (0,17%) pour atteindre un nouveau record de 49 590,20 points. L’indice S&P 500 a également franchi un seuil historique, gagnant 10,99 points (0,16%) pour s’établir à 6 977,27 points. Le Nasdaq Composite a suivi la tendance haussière, clôturant à 23 733,90 points, en hausse de 62,558 points (0,26%).
Le secteur technologique a particulièrement bien performé. Alphabet, la maison mère de Google, a vu sa capitalisation boursière dépasser les 4 000 milliards de dollars (environ 4 270 milliards d’euros) après un gain de 1,1%. L’annonce d’un partenariat pluriannuel avec Apple pour intégrer des fonctionnalités d’intelligence artificielle (IA) à l’iPhone a stimulé l’action. Broadcom, fournisseur de processeurs dédiés à l’IA pour Alphabet, a quant à lui enregistré une hausse de plus de 2%. Apple a gagné 0,34% et Tesla 0,89%.
À l’inverse, les valeurs bancaires ont subi des pressions à la vente. Les craintes d’une réduction des marges bénéficiaires, suite aux déclarations de l’ancien président américain Donald Trump sur la nécessité de plafonner les frais de carte de crédit à 10%, ont pesé sur le secteur. Capital One Financial a chuté de 6,4%, tandis qu’American Express et JP Morgan Chase ont perdu respectivement 4,3% et 1,4%.
Sur le marché obligataire, les rendements du Trésor américain n’ont pas été significativement affectés par l’incertitude entourant la Réserve fédérale. Le taux d’intérêt des obligations du Trésor américain à 10 ans, référence pour les taux d’intérêt aux États-Unis, a légèrement augmenté pour atteindre 4,18%, en hausse de 0,01 point de pourcentage. Le taux des obligations à deux ans a, lui, connu une légère baisse, terminant la journée à 3,53%.
Les prix du pétrole ont également progressé, tirés par les inquiétudes concernant une possible perturbation de l’approvisionnement en raison de l’instabilité politique en Iran, un important producteur de pétrole. Le baril de pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) pour février a clôturé à 59,50 dollars (environ 55 euros) sur le New York Mercantile Exchange, en hausse de 0,6% (38 cents). Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a terminé à 63,87 dollars (environ 59 euros) sur le London ICE Futures Exchange, en hausse de 0,8% (53 cents).