À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, un nouveau sondage Ifop-Fiducial publié ce mercredi 30 septembre place Édouard Philippe en deuxième position au premier tour dans tous les scénarios testés, devançant ainsi Jean-Luc Mélenchon derrière Marine Le Pen.
Édouard Philippe devance Jean-Luc Mélenchon dans la dernière enquête Ifop-Fiducial
La course pour l’Élysée se précise à mesure que les instituts de sondage affinent leurs hypothèses. Réalisée en ligne du 25 au 29 septembre auprès d’un échantillon représentatif de 1 393 personnes, l’enquête commandée par Le Figaro, LCI et Sud Radio reble les cartes à gauche et au centre. Selon les configurations retenues, le maire du Havre et candidat d’Horizons recueille entre 21 % et 23 % des intentions de vote au premier tour. Il devance ainsi nettement le chef de La France insoumise, crédité de 16 % dans les mêmes hypothèses.
En tête de tous les scénarios du premier tour, Marine Le Pen confirme son assise avec un score stable oscillant entre 32 et 36 % des voix. L’enquête met en lumière les écarts de dynamique selon les personnalités en lice pour représenter les différents blocs politiques, sept mois avant le scrutin fixé aux 18 avril et 2 mai 2027.

Les dynamiques divergentes de la gauche et du bloc central
Les chiffres de l’institut Ifop-Fiducial mettent en évidence l’impact des candidatures au sein de la gauche sociale-démocrate et du centre. Lorsque Raphaël Glucksmann représente cette sensibilité à gauche, il récolte 11 % des intentions de vote face à Édouard Philippe, tandis qu’Olivier Faure, crédité pour le Parti socialiste, atteint 3 %. Dans le même temps, les enquêtes réalisées par d’autres instituts continuent de refléter des équilibres différents, illustrant la volatilité des dynamiques actuelles.
À l’inverse, l’institut Toluna – Harris Interactive pour RTL et M6 publié le 28 septembre donnait de son côté l’avantage à Jean-Luc Mélenchon dans ses propres configurations, le plaçant systématiquement au second tour avec 17 % à 18 % des voix, alors qu’Édouard Philippe figurait en position plus serrée dans ces tests précédents.
Le positionnement des autres prétendants et les incertitudes du scrutin
Au sein du bloc central, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal est également testé par l’enquête Ifop-Fiducial. Dans les configurations où il est mis en concurrence avec Édouard Philippe, il se trouve à égalité avec le candidat insoumis, obtenant 15 % face à Raphaël Glucksmann et 17 % face à Olivier Faure. Du côté des Républicains, Bruno Retailleau recueille 8 % des voix lorsqu’il fait face au tandem Philippe-Glucksmann, et monte à 11 % dans d’autres scénarios. Les autres personnalités testées, telles qu’Éric Zemmour, oscillent entre 3,5 % et 4,5 % des intentions de vote.

Les instituts notent par ailleurs que l’enquête d’Ifop-Fiducial a été menée avant l’annonce d’une réforme des retraites par le candidat d’Horizons et avant la polémique médiatique concernant des messages attribués à Jordan Bardella, des éléments susceptibles de modifier les équilibres des prochains baromètres.