Publié le 10 janvier 2023. La Commission du film de Busan a dévoilé ses principaux axes de développement pour 2026, avec un budget total de 10,45 milliards de wons (environ 7,7 millions d’euros), axé sur l’attractivité de la région, l’innovation technologique et la coopération internationale.
- La Commission prévoit de renforcer l’investissement dans les productions locales grâce à des fonds dédiés.
- Un nouveau programme de formation à l’intelligence artificielle (IA) sera lancé pour préparer l’industrie aux mutations technologiques.
- La coopération avec les pays asiatiques sera intensifiée pour faire de Busan une plaque tournante des coproductions internationales.
La Commission du film de Busan entend consolider son rôle de moteur économique et culturel en misant sur l’attractivité de la région pour les tournages. Pour ce faire, elle compte sur la gestion de fonds d’investissement, notamment le « Saltlux Korean Film Renaissance Fund » (23,3 milliards de wons, soit environ 17,2 millions d’euros) et la « NextG Low-to Medium-Budget Korean Film Investment Association » (21,5 milliards de wons, soit environ 15,9 millions d’euros), créés par la ville de Busan. L’objectif est de stimuler la production locale et d’attirer de nouveaux projets.
En parallèle, la Commission souhaite renforcer l’attractivité de Busan en matière de lieux de tournage, en allégeant les coûts de production pour les sociétés de production. Un nouveau dispositif d’incitations financières sera mis en place dans le district de Gijang-gun, avec un budget de 93 millions de wons (environ 69 000 euros) pour l’année prochaine.
Consciente de l’impact croissant de l’intelligence artificielle sur l’industrie cinématographique, la Commission du film de Busan investit également dans la formation. Un nouveau programme de formation aux métiers de la production cinématographique et vidéo, basé sur l’IA, sera lancé. Pour cela, une « équipe d’information sur l’IA » sera créée afin de superviser la politique éducative et de renforcer les compétences technologiques de l’industrie locale.
Enfin, Busan entend renforcer sa position sur la scène internationale en développant les coproductions avec les pays asiatiques. La Commission compte notamment sur le réseau d’anciens élèves de la Busan Asian Film School (NAPNet) et le projet A+B, ainsi que sur le lancement d’une deuxième phase du projet FLY, pour faire de la ville un pôle majeur des coproductions en Asie.
La Commission du film de Busan a déclaré :
« L’année prochaine, nous nous concentrerons sur le renforcement de nos fonctions de base, à savoir l’attraction des tournages et le soutien aux créateurs locaux, tout en créant un nouveau moteur de croissance pour l’industrie du film et de la vidéo de Busan en établissant un environnement de production basé sur l’IA et en élargissant la coopération internationale. »