Ahmed Rahhou, ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration, a rencontré Mehdi Tazi, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le 3 novembre 2026 à Casablanca. L’objectif : engager une refonte des procédures administratives jugées trop lourdes pour le tissu économique national.
Autour de la table, les représentants du patronat ont pesé de tout leur poids : Reda Lahmini (Commission Attractivité et Climat des Affaires), Mohamed Benouda (Commission Intelligence artificielle et Transformation de l’Economie), Hassan Belkhayat (Commission Etudes et Intelligence économique), Hamza Rkha (Commission Accélération des Startups) et Samia Terhzaz, Directrice Générale Déléguée de la CGEM.
Dépasser le cap de la simple numérisation
Pour la CGEM, la dématérialisation ne constitue qu’une première étape insuffisante. Les opérateurs économiques font face à des freins structurels persistants ; la complexité des parcours administratifs reste un obstacle majeur à l’investissement. Le ministère et le patronat cherchent désormais à simplifier et à rendre plus intuitives les démarches.

Parmi les solutions concrètes sur la table : le remplacement de certains régimes d’autorisation préalable par des cahiers des charges. Cette bascule permettrait aux investisseurs de connaître par avance leurs obligations, fluidifiant ainsi le lancement ou le développement de leurs activités.
L’exploitation stratégique des données publiques
La rencontre a également mis en lumière l’importance des données détenues par les administrations publiques. Pour les entreprises, la qualité et la réutilisabilité de ces données sont indispensables pour déployer des produits fiables à grande échelle. Sur le terrain de l’intelligence artificielle, les échanges ont insisté sur la nécessité de muscler la formation des compétences afin de mieux positionner le Maroc dans la chaîne de valeur mondiale.

Standardiser l’écosystème startup
Un point de convergence a été identifié : la nécessité d’adopter une définition commune et opérationnelle de la startup. Cette clarification est jugée centrale pour les jeunes pousses aux ressources limitées. À l’issue de cette séance, le ministère et la CGEM ont convenu de lancer, à court terme, plusieurs chantiers communs pour traduire ces priorités en réformes concrètes.