La Banque d’Angleterre a relevé ses taux d’intérêt à 4 % ce jeudi 5 novembre 2026. Le comité de politique monétaire, actuellement divisé, signale que de nouvelles augmentations pourraient suivre face à l’inflation et au conflit en Iran.
La décision de porter les taux à 4 % répond à la crainte d’un cycle inflationniste auto-entretenu, selon la BBC. L’institution cherche à anticiper une hausse des attentes de prix.
L’inflation devrait atteindre un niveau légèrement inférieur à 5 % au printemps prochain. Cette pression est accentuée par la hausse des factures d’énergie des ménages : elles doivent augmenter de 27 % en janvier pour atteindre £2 150 par an, comme l’indique Yahoo.
Les effets du conflit en Iran
L’économie britannique évolue avec l’incertitude liée au conflit en Iran, qui dure depuis 9 mois. Ce conflit a influencé les prévisions de prix du pétrole utilisées par la Banque d’Angleterre, avec une moyenne établie à $108 le baril, note la BBC.
Le cours du pétrole a chuté de 13 % au moment de l’annonce de la hausse des taux. Le marché anticipe une désescalade potentielle sous l’influence du président Trump. La Banque d’Angleterre surveille aussi les conséquences de la victoire des Démocrates lors des élections de mi-mandat aux États-Unis. La politique monétaire reste conditionnelle : une nouvelle hausse des taux est envisagée pour février prochain, mais elle dépendra de l’évolution de la situation internationale.
Royaume-Uni:La Banque d'Angleterre (BoE) relève ses taux d'intérêt pour la première fois depuis 2023 https://t.co/xkeaTJOQtq via @Boursier_com
La résilience de l’économie britannique
L’économie du Royaume-Uni affiche une résilience supérieure aux attentes. Les données de la Banque d’Angleterre, relayées par la BBC, montrent une croissance de 0,6 % au premier trimestre et de 0,5 % au deuxième trimestre de l’année 2026. L’institution prévoit une croissance de 0,7 % pour la période allant de juillet à septembre, avant un ralentissement attendu en fin d’année.
Le taux de chômage montre des signes de stabilisation. Cette solidité a favorisé une appréciation de la livre sterling : elle a atteint son plus haut niveau face à un panier de devises depuis le référendum sur le Brexit, contribuant à réduire le coût des importations.
Les divisions du comité monétaire
La trajectoire future des taux demeure incertaine en raison de divergences au sein du comité de neuf membres chargé de fixer la politique monétaire :
- Trois membres ont plaidé pour des hausses au pluriel.
- Un membre a voté pour une augmentation plus marquée, à 4,25 %.
- Trois membres, dont le gouverneur Andrew Bailey, se sont prononcés en faveur d’une unique hausse supplémentaire.
Selon l’analyse de l’éditeur économique de la Powerpopradio, Faisal Islam, le scénario le plus probable demeure une hausse supplémentaire en février. Les membres du comité n’ont pas encore précisé si cette mesure marquerait la fin définitive du cycle de resserrement monétaire.
La Banque d'Angleterre relève ses taux pour la première fois depuis 2023 et prévient qu'une autre mesure est probable.
LES DÉCIDEURS POLITIQUES DE LA BANQUE D'ANGLETERRE VOTES À 8 CONTRE POUR AUGMENTER LES TAUX À 4,0 % (SONDAGE Reuters : VOTES À 7 CONTRE POUR AUGMENTER LES TAUX À 4,0 %)