Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

La Chambre s’apprête à voter sur la fin de la paralysie du gouvernement

Après 54 jours de paralysie, le gouvernement américain pourrait enfin retrouver un fonctionnement normal. La Chambre des représentants doit se réunir mercredi pour voter sur un accord visant à mettre fin à la plus longue fermeture administrative de…

La Chambre s’apprête à voter sur la fin de la paralysie du gouvernement

Après 54 jours de paralysie, le gouvernement américain pourrait enfin retrouver un fonctionnement normal. La Chambre des représentants doit se réunir mercredi pour voter sur un accord visant à mettre fin à la plus longue fermeture administrative de l’histoire des États-Unis.

Les premiers votes sont prévus peu après 17h, heure de l’Est (23h heure française), avec un vote final attendu après 19h. Cette fermeture, qui en est à son 43e jour, dépasse le précédent record de 35 jours.

Le président de la Chambre, Mike Johnson, a exprimé son optimisme quant à l’issue du vote, qualifiant la situation actuelle de « cauchemar national ». Il a présenté ses excuses aux Américains affectés par les retards de vols, l’insécurité alimentaire et le non-paiement de leurs salaires, imputant la responsabilité de cette impasse aux démocrates. « Nous sommes très optimistes quant au décompte des voix ce soir, et nous pensons que cela va se produire. Nous sommes désolés que cela ait pris autant de temps. Les républicains vont tenir leurs promesses envers le peuple », a-t-il déclaré.

Lundi soir, le Sénat avait déjà adopté un accord pour financer le gouvernement jusqu’au 30 janvier 2026. Ce texte prévoit également le financement pour une année complète des programmes d’assistance nutritionnelle supplémentaire et du programme WIC (Women, Infants, and Children), destiné aux femmes, aux nourrissons et aux enfants, ainsi que des programmes pour les anciens combattants et la construction militaire. Il inclut également des dispositions pour annuler les licenciements opérés pendant la fermeture par l’administration Trump et garantir le versement des arriérés de salaire aux travailleurs concernés.

L’adoption au Sénat s’est faite par 60 voix contre 40, grâce au soutien de huit démocrates qui ont fait dissidence au sein de leur parti. Mike Johnson avait appelé les membres de la Chambre à retourner à Washington, malgré les perturbations persistantes des transports à travers le pays. La Chambre est restée hors séance depuis le 19 septembre.

La marge de manœuvre de Mike Johnson est étroite. Une fois que la représentante nouvellement élue, Adelita Grijalva, aura prêté serment, il ne pourra se permettre de perdre que deux voix républicaines pour assurer l’adoption du texte, en supposant que tous les membres soient présents et votent. Il est également possible que quelques démocrates modérés se rallient à la législation, malgré l’opposition de leurs dirigeants.

Le président Donald Trump a indiqué qu’il signerait l’accord, malgré certaines actions de son administration qui ont été annulées. « Je respecterai l’accord. L’accord est très bon », a-t-il affirmé lundi.

Les démocrates sont confrontés à des divisions internes, l’accord du Sénat ne répondant à aucune de leurs exigences en matière de soins de santé. Cependant, des sources à ABC News rapportent que les dirigeants républicains du Sénat se sont engagés à autoriser un vote sur un projet de loi lié à la loi sur les soins abordables en décembre.

Mike Johnson n’a pas confirmé qu’il organiserait un vote à la Chambre sur les subventions de l’Affordable Care Act. « Je ne garantis pas le résultat de la législation, ni les dates, ni les délais, ni quoi que ce soit », a-t-il déclaré lundi.

Hakeem Jeffries, le chef de la minorité parlementaire, qui s’oppose à l’accord du Sénat, a déclaré que les démocrates de la Chambre envisageaient une pétition de décharge concernant les subventions de l’ACA, sans toutefois divulguer de détails sur leur plan. « Nous continuerons ce combat aujourd’hui, demain, cette semaine, la semaine prochaine, ce mois-ci, le mois prochain, cette année, l’année prochaine. Nous allons poursuivre ce combat pour réparer notre système de santé défaillant et réduire le coût de la vie élevé pour le peuple américain », a-t-il affirmé lundi.

Une telle démarche nécessiterait 218 signatures pour forcer un vote à la Chambre. Plusieurs républicains de la Chambre ont plaidé pour une prolongation d’un an des crédits d’impôt ACA, mais il est peu probable que Mike Johnson soutienne cette initiative.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.