L’intervention militaire américaine au Venezuela a pris un tournant spectaculaire avec la capture de Nicolás Maduro à Caracas, tandis que le président américain Donald Trump relance une vieille ambition : l’acquisition du Groenland. Ces événements, survenus à la suite d’une opération audacieuse, suscitent une vive controverse internationale et des inquiétudes quant à la stabilité régionale.
Maduro a comparu lundi devant un tribunal fédéral de Manhattan, après son arrestation le samedi précédent. L’ancien président vénézuélien, menotté aux chevilles, a salué l’audience en anglais en lançant un simple « Bonne année ! ». Sa femme, Cilia Flores, était présente, présentant des blessures faciales visibles.
L’opération américaine a été largement condamnée par la communauté internationale. Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, plusieurs pays, dont le Brésil, la Chine, la Russie et l’Espagne, ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « crime d’agression ». L’ambassadeur du Brésil auprès de l’ONU, Sergio França Danese, a déclaré : « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président franchissent une ligne inacceptable… et créent un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale. »
L’administration Trump justifie cette action comme une mesure légitime visant à traduire Maduro en justice pour des accusations criminelles antérieures. Mike Valsea, un ambassadeur américain, a défendu l’opération, la qualifiant de « maintien de l’ordre » et non d’acte de guerre. Cependant, António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a exprimé son inquiétude quant à une possible escalade de l’instabilité au Venezuela et dans la région, se demandant si l’opération respectait le droit international.
Par ailleurs, plus d’une douzaine de journalistes ont été brièvement arrêtés lundi à Caracas alors qu’ils couvraient les événements, notamment une marche de soutien à Maduro et l’installation de la nouvelle législature. Ils ont ensuite été libérés, à l’exception d’un journaliste étranger expulsé du pays.
Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, a salué l’intervention américaine comme « un grand pas pour l’humanité, pour la liberté et la dignité humaine », tout en précisant qu’elle n’avait pas eu de contact avec Donald Trump depuis octobre 2025.
En parallèle, Donald Trump a réitéré son intérêt pour l’acquisition du Groenland, ravivant les craintes d’une possible annexion. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frédérik Nielsen, a fermement rejeté ces appels, tandis que la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que toute attaque américaine contre un allié de l’OTAN mettrait fin à l’alliance militaire et à la sécurité établie depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le président américain a également évoqué la possibilité que les contribuables américains financent la reconstruction des infrastructures pétrolières vénézuéliennes, estimant que les compagnies pétrolières pourraient être remboursées par les revenus futurs.
Stephen Miller, conseiller de la Maison Blanche, a réaffirmé la position de l’administration Trump concernant l’adhésion du Groenland aux États-Unis.
À Washington, Mike Johnson, le président républicain de la Chambre des représentants, a insisté après un briefing classifié que les États-Unis ne sont « pas en guerre » et que l’opération ne constitue pas un « changement de régime », mais une « exigence d’un changement de comportement » de la part du régime vénézuélien. Chuck Schumer, le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, a critiqué le briefing, le qualifiant de « vague, basé sur des vœux pieux et d’insatisfaisant ».
Des tirs et des traçants ont été signalés au-dessus du palais présidentiel de Caracas lundi soir, alors que les forces de sécurité réagissaient à ce qu’elles pensaient être une nouvelle attaque aérienne.
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