Un mineur de 15 ans a été interpellé et placé en garde à vue à Marseille après qu’une passante a été visée au visage par un spray enflammé lors de manifestations lycéennes. L’agression s’est déroulée le jeudi 1er octobre 2026 place du 4-Septembre, en marge de heurts liés à un mouvement national de contestation.
L’agression de la passante place du 4-Septembre à Marseille
La scène s’est produite dans l’après-midi du jeudi 1er octobre 2026, aux abords de la place du 4-Septembre située dans le 7e arrondissement de la cité phocéenne. Une passante s’interposait de manière pacifique pour empêcher qu’un groupe d’individus ne détruise un abribus en marge de rassemblements lycéens. Un participant au visage masqué et vêtu de noir a alors actionné un spray combiné à un briquet pour projeter un jet de flammes directement au visage de la victime.

La victime a subi des brûlures au premier degré au visage selon les informations recueillies auprès de la presse quotidienne, tandis que d’autres rapports indiquent qu’elle ne souffre pas de séquelles apparentes. Elle a pu déposer plainte dès le vendredi matin au commissariat, déclenchant l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire. Durant ces mêmes journées de contestation dans les Bouches-du-Rhône, un enseignant et un proviseur ont été menacés sur les réseaux sociaux, un professeur a été aspergé d’essence, et deux CRS ont été légèrement blessés par des jets de pavés au milieu de rassemblements ayant réuni 1 800 personnes selon la préfecture.
L’interpellation du suspect et les poursuites judiciaires engagées
L’enquête menée par les services de police a rapidement progressé grâce aux images de vidéosurveillance et aux investigations de terrain. Un adolescent âgé de 15 ans a été interpellé vendredi dans l’après-midi dans le quartier de Frais-Vallon, situé dans le 13e arrondissement, puis placé en garde à vue, ainsi que le confirme le parquet de Marseille. Le suspect est décrit comme étant totalement inconnu des services de police et de justice.
https://x.com/BFMMarseille/status/2105970234536415554
Le parquet a ouvert une information pour des faits de violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à huit jours
, assortie de trois circonstances aggravantes majeures : l’utilisation d’une arme, l’action commise en réunion et le visage dissimulé du mis en cause.
Le contexte des manifestations lycéennes et la réaction des autorités
Cet acte de violence s’inscrit dans un climat de tension nationale provoqué par un mouvement de protestation des lycéens amorcé le 17 septembre depuis la région parisienne. La contestation s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, générant d’importants blocages d’établissements scolaires et des affrontements répétés avec les forces de l’ordre. À l’échelle des Bouches-du-Rhône, la mobilisation a rassemblé environ 1 800 participants selon la préfecture, tandis que les services de l’État recensent plus de 5 000 interpellations depuis le début de la semaine. Face aux dégradations, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents afin de leur faire payer les réparations matérielles.

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a exprimé son plein soutien à la victime, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour faire lumière sur l’ensemble des dégradations commises en marge des cortèges. Les autorités maintiennent un dispositif de surveillance strict face à la persistance des tensions dans plusieurs grandes villes françaises.