Publié le 2024-03-16 14:35:00. Pékin s’inquiète de l’avenir de ses investissements au Venezuela suite à la capture du président Nicolás Maduro par les forces américaines et tente de garantir le remboursement de ses prêts, qui pourraient s’élever à 20 milliards de dollars.
- La Chine a entamé des discussions avec les États-Unis et le Venezuela pour sécuriser ses créances.
- Le Venezuela pourrait devoir entre 10 et 20 milliards de dollars (14,7 à 29,4 milliards d’euros) à la Chine.
- Un éventuel rachat du Venezuela par les États-Unis pourrait coûter jusqu’à 700 milliards de dollars (819 milliards d’euros), selon certaines estimations.
Face à l’incertitude politique au Venezuela, suite à la capture de son président Nicolás Maduro par les forces américaines, la Chine a pris des initiatives diplomatiques pour protéger ses intérêts financiers. Pékin a engagé des contacts de haut niveau avec des représentants du Venezuela et des États-Unis afin d’obtenir des assurances concernant les prêts consentis à Caracas.
Selon des informations rapportées par Bloomberg, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large menée par le gouvernement chinois et les banques publiques pour préserver leurs investissements et leurs crédits dans le pays sud-américain. Bien qu’il n’existe pas de chiffres officiels récents, les estimations tablent sur une dette vénézuélienne envers les entités chinoises comprise entre 10 et 20 milliards de dollars (14,7 à 29,4 milliards d’euros). Ce montant fait de la Chine l’un des principaux créanciers du Venezuela, d’où la volonté de Pékin de s’assurer une place aux éventuelles négociations de restructuration de la dette.
Parallèlement, des analystes, cités par NBC News, évoquent la possibilité d’un rachat du Venezuela par l’administration américaine de Donald Trump. Un tel scénario, bien que considéré comme spéculatif, pourrait représenter un investissement colossal, estimé à 700 milliards de dollars (819 milliards d’euros), en fonction des analyses d’experts.
La situation actuelle souligne la complexité des relations économiques et géopolitiques dans la région, et l’importance stratégique du Venezuela pour des acteurs majeurs comme la Chine et les États-Unis.