Publié le 8 décembre 2025 22:19:00. Le Conseil mexicain des entreprises du commerce extérieur, de l’investissement et de la technologie (Comce) anticipe une croissance modérée pour l’économie mexicaine en 2026, malgré un contexte mondial incertain, et souligne le rôle crucial du pays dans les chaînes d’approvisionnement nord-américaines.
- Le Mexique affiche des fondamentaux économiques solides, se classant 13ème économie mondiale et 10ème exportateur.
- Le pays a enregistré un investissement direct étranger (IDE) record de 40,906 milliards de dollars (mdd) en 2025.
- La Comce prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,29 % et une inflation de 3,9 % pour 2026.
Le Mexique aborde l’année 2026 avec une position économique renforcée, selon les prévisions du Conseil mexicain des entreprises du commerce extérieur, de l’investissement et de la technologie (Comce). L’organisation a présenté sa vision du paysage économique et commercial à venir, marqué par la révision du Traité entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (T-MEC), la poursuite de la délocalisation des entreprises et la reconfiguration des chaînes de valeur mondiales.
Susana Duque, directrice générale de la Comce, a souligné la solidité des bases économiques du pays, qui soutiennent son rôle stratégique dans le commerce international. « Le Mexique est aujourd’hui la 13ème économie mondiale, le 10ème exportateur et importateur, et un pays où 90 % des exportations proviennent du secteur manufacturier », a-t-elle déclaré.
Cette puissance industrielle a permis au Mexique de consolider sa position de principal partenaire commercial des États-Unis et d’attirer de nouveaux investissements. Récemment, le pays a enregistré un IDE record de 40,906 milliards de dollars (mdd), témoignant de la confiance mondiale dans son potentiel. L’année 2025 a été caractérisée par un intérêt croissant pour l’intégration productive, la transition énergétique, la numérisation du commerce et la délocalisation des opérations, des tendances qui devraient se poursuivre en 2026.
Sergio Contreras, président exécutif de la Comce, a présenté les projections macroéconomiques pour 2026. L’organisation prévoit une croissance du PIB de 1,29 % pour l’année prochaine, avec une inflation estimée à 3,9 %, en baisse par rapport à 2024.
En matière d’exportations, la Comce anticipe un chiffre d’affaires proche de 660 milliards de dollars pour 2025 et une projection de 700 milliards de dollars pour 2026, malgré un environnement mondial potentiellement plus lent. Le Mexique pourrait ainsi passer du dixième au neuvième exportateur mondial, grâce à des progrès constants.
Le pays reste le cinquième bénéficiaire mondial d’IDE, selon les estimations internationales. Les États-Unis contribuent à environ 40 % de ces flux, suivis par l’Espagne, le Japon, les Pays-Bas et le Canada.
Pour 2026, la Comce prévoit entre 40 et 45 milliards de dollars d’IDE, stimulés par le repositionnement industriel mondial, la délocalisation des entreprises (souvent appelée nearshoring), la base manufacturière mexicaine et les possibilités de co-investissements entre entreprises mexicaines et internationales.
Le secteur manufacturier concentre 37 % des IDE récents, suivi par les services financiers, le commerce, les transports et la construction. La structure manufacturière du Mexique, soutenue par une main-d’œuvre qualifiée, notamment dans les domaines STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), continue d’être un pilier du commerce extérieur.
Les secteurs de l’automobile, de l’électronique, des machines, des dispositifs médicaux et des technologies numériques devraient continuer à dominer les flux d’exportation.
La Comce a identifié plusieurs facteurs clés pour 2026 : la délocalisation et les co-investissements internationaux, la transition énergétique (qui attirera de nouveaux mégaprojets), les chaînes de valeur régionales en Amérique du Nord, et la diversification vers l’Union européenne (UE) grâce à la modernisation de l’accord commercial UE-Mexique.
Dans le secteur automobile, il est à noter que 42 % de l’industrie américaine dépend des pièces automobiles et de la fabrication mexicaines, ce qui témoigne d’une intégration profonde qui sera déterminante lors de la révision du T-MEC.
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