Home Technologie et scienceLa comète 3i / atlas, une énigme interstellaire qui défie les bordures du système solaire

La comète 3i / atlas, une énigme interstellaire qui défie les bordures du système solaire

by Thomas Caron

Publié le 6 octobre 2025 11h03. Un objet interstellaire, la comète 3I/Atlas, d’une taille estimée entre 20 et 30 kilomètres, a été détectée par le télescope ATLAS à Río Hurtado, au Chili, offrant une opportunité unique d’étudier un visiteur venu d’un autre système solaire.

  • La comète 3I/Atlas, troisième objet interstellaire identifié à ce jour, ne représente aucun danger pour la Terre.
  • Elle sera observable avec de puissants télescopes jusqu’en septembre 2025, puis réapparaîtra en décembre 2025.
  • L’Institut d’astrophysique des îles Canaries (IAC) participe activement à son étude grâce à ses observatoires et télescopes.

La découverte de la comète 3I/Atlas, réalisée le 1er juillet 2025 par le télescope ATLAS financé par la NASA, suscite l’enthousiasme de la communauté scientifique. Classée comme un visiteur interstellaire, elle se distingue par sa trajectoire hyperbolique, signe qu’elle ne fait que traverser notre système solaire et ne lui appartient pas.

Avec une taille estimée entre 20 et 30 kilomètres, la comète 3I/Atlas a été repérée à plus de 670 millions de kilomètres du Soleil, se déplaçant à une vitesse impressionnante d’environ 61 kilomètres par seconde. Sa trajectoire, caractérisée par une excentricité de 6,14, a immédiatement confirmé son origine extérieure. Elle succède à deux autres objets interstellaires connus : ‘Oumuamua (découvert en 2017) et 2I/Borisov (découvert en 2019).

Les observations de la comète 3I/Atlas seront possibles grâce à de puissants télescopes jusqu’en septembre 2025. Elle s’approchera alors trop du Soleil pour être visible, mais réapparaîtra de l’autre côté de notre étoile en décembre 2025, offrant ainsi une nouvelle fenêtre d’observation.

L’Institut d’astrophysique des îles Canaries (IAC) joue un rôle important dans l’étude de cet objet, en utilisant les instruments de l’Observatoire de Teide, notamment les télescopes ATLAS-Teide, TST et TTT. Ces observations ont permis de déterminer précisément l’orbite de la comète et de confirmer son origine interstellaire.

Malgré certaines spéculations, notamment de l’astrophysicien Avi Loeb qui a suggéré qu’il pourrait s’agir d’un engin extraterrestre, la NASA a démenti cette hypothèse. L’agence spatiale américaine affirme que la comète présente une activité typique d’un corps gelé entouré d’une chevelure de gaz et de poussière, et qu’aucun signal technologique artificiel n’a été détecté.

Les astronomes ont calculé que la comète 3I/Atlas passera à une distance sûre de la Terre, à environ 240 millions de kilomètres, soit plus de quatre fois la distance Terre-Lune. Même à son plus proche du Soleil, fin octobre, elle se trouvera à 209,4 millions de kilomètres, une distance comparable à l’orbite de Mars, excluant tout risque de collision.

La comète 3I/Atlas tire son nom de la convention habituelle en astronomie, qui attribue aux comètes le nom de la personne ou de l’équipe qui les découvre, en l’occurrence les relevés du télescope ATLAS. La lettre “I” indique qu’il s’agit d’un objet interstellaire, tandis que le chiffre “3” souligne qu’il s’agit du troisième objet de ce type à être identifié.

You may also like

Leave a Comment