À la veille d’une conférence climatique cruciale à Belém, au Brésil, le président désigné de la réunion a lancé un appel pressant à une action plus rapide et ambitieuse pour contrer le réchauffement de la planète. L’urgence est palpable alors que les engagements actuels des nations s’avèrent insuffisants pour limiter la hausse des températures.
La Conférence mondiale sur le climat, qui débute lundi dans la métropole amazonienne, réunira environ 50 000 délégués jusqu’au 21 novembre. L’objectif principal des discussions sera de faire le point sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, conclu il y a dix ans. Cet accord vise à contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, idéalement en visant 1,5 degré.
Pour atteindre cet objectif, les pays se sont engagés à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone ainsi que d’autres gaz à effet de serre, tels que le méthane et l’oxyde nitreux, à travers des contributions déterminées au niveau national (CDN). Cependant, un récent rapport du Programme environnemental des Nations Unies (PNUE), intitulé « Emissions Gap Report », révèle que les promesses actuelles sont loin d’être suffisantes.
Selon les experts, même si tous les pays respectaient leurs engagements annoncés, la température moyenne mondiale augmenterait de 2,3 à 2,5 degrés Celsius. Avec les politiques actuelles en place, le monde se dirige vers un réchauffement de 2,8 degrés Celsius – une amélioration par rapport aux 3,1 degrés Celsius estimés en 2024, mais toujours bien au-delà des seuils fixés par l’Accord de Paris.
« Nous devons agir plus vite – pour atteindre chaque pays, chaque communauté, chaque membre de notre famille humaine, avant que des impacts climatiques encore plus graves ne se produisent », a déclaré André Aranha Corrêa do Lago, président désigné de la conférence, dans une lettre publiée dimanche.
À retenir
- Les engagements actuels des pays sont insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 ou 2 degrés Celsius.
- La Conférence de Belém vise à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à obtenir des engagements plus ambitieux.
- Le rapport du PNUE souligne l’urgence d’une action climatique plus rapide et plus déterminée.
Contexte
L’Accord de Paris, adopté en 2015, représente un engagement international majeur pour lutter contre le changement climatique. Il repose sur la volonté des nations de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter aux impacts du réchauffement climatique. Les CDN sont au cœur de cet accord, permettant à chaque pays de définir ses propres objectifs de réduction des émissions.
Ce qui change
La conférence de Belém est un moment clé pour évaluer les progrès réalisés en matière de lutte contre le changement climatique et pour encourager les pays à renforcer leurs engagements. Les discussions porteront sur les moyens d’accélérer la transition vers une économie bas carbone et de mobiliser les financements nécessaires pour aider les pays en développement à s’adapter aux impacts du réchauffement climatique.
Prochaines étapes
Les délégués à Belém devront s’efforcer de parvenir à un consensus sur des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour soutenir les pays les plus vulnérables. Les résultats de la conférence seront scrutés de près par la communauté internationale et pourraient avoir un impact significatif sur l’avenir de la planète.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Augmentation de température prévue (avec engagements actuels) | 2,8 °C |
| Augmentation de température prévue (si tous les engagements sont respectés) | 2,3 – 2,5 °C |
| Objectif de l’Accord de Paris | Bien en dessous de 2 °C, idéalement 1,5 °C |