Publié le 7 novembre 2025 à 13h18. La Corée du Nord a procédé au tir d’un missile balistique non identifié, une action qui intervient quelques jours après l’accord entre Séoul et Washington pour la construction d’un sous-marin à propulsion nucléaire par la Corée du Sud. Cet essai relance les tensions dans la région et suscite des réactions contrastées à l’échelle internationale.
- La Corée du Nord a lancé un missile balistique non identifié en mer de l’Est (mer du Japon) ce vendredi.
- Le missile a parcouru environ 700 kilomètres avant de tomber en mer, sans causer de dommages immédiats.
- La Russie a défendu le droit de la Corée du Nord à se défendre, tandis que le Japon a condamné fermement l’essai.
L’armée sud-coréenne a rapporté que le lancement a eu lieu à 12h35 (03h35 GMT) depuis une zone située au nord de Pyongyang. Le missile a parcouru une distance d’environ 700 kilomètres avant de s’abîmer en mer, en dehors des eaux économiques japonaises, selon les autorités japonaises. Le Premier ministre japonais, Sanae Takaichi, a indiqué qu’aucun dommage ni blessé n’avait été signalé.
Le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, a qualifié les essais balistiques nord-coréens d’« absolument inexcusables », avertissant qu’il était crucial d’accélérer les efforts pour renforcer les capacités de défense du Japon.
« Nous étudierons quelles mesures doivent être prises pour protéger (…) la paix de notre pays et la vie de notre peuple, sans exclure aucune option. »
Shinjiro Koizumi, ministre japonais de la Défense
La Russie, pour sa part, a pris la défense de son allié nord-coréen, affirmant que Pyongyang avait le « droit légitime » de prendre des mesures pour assurer sa sécurité.
« Nous respectons le droit légitime de nos amis de la RPDC [République Populaire Démocratique de Corée] garantir leur sécurité et prendre des mesures à cet effet. »
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin
Cet essai intervient une semaine après l’annonce par l’administration Trump d’un accord avec Séoul pour la construction d’un sous-marin à propulsion nucléaire aux États-Unis. Cette technologie, considérée comme l’un des secrets militaires les mieux gardés des États-Unis, permettrait à la Corée du Sud de disposer d’une capacité de dissuasion accrue, les sous-marins à propulsion nucléaire pouvant rester immergés beaucoup plus longtemps que les modèles diesel.
Les analystes estiment que le développement d’un tel navire représenterait une avancée significative pour l’industrie navale et de défense sud-coréenne, rejoignant ainsi un cercle restreint de pays disposant de cette technologie.
Depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong Un et Donald Trump sur la question de la dénucléarisation et de l’allègement des sanctions, la Corée du Nord s’est déclarée à plusieurs reprises État nucléaire « irréversible ».
