Publié le 26 octobre 2023. L’équipe nationale féminine de rugby à XV des États-Unis est à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef, avec l’ambition de préparer au mieux la prochaine Coupe du Monde et de viser plus haut après une performance prometteuse, mais décevante, lors du dernier tournoi.
- USA Rugby cherche un entraîneur engagé sur le long terme, idéalement au-delà de la prochaine Coupe du Monde.
- L’expérience n’est pas limitée aux spécialistes du rugby féminin ; le profil recherché est celui d’un entraîneur compétent, quel que soit son parcours.
- La directrice de USA Rugby HP, Tamra Sheppard, souligne l’importance de la cohérence et de la progression du jeu pour l’équipe américaine.
La Fédération américaine de rugby (USA Rugby) accélère sa recherche d’un nouvel entraîneur-chef pour l’équipe nationale féminine à XV. Le processus de candidature devrait se conclure d’ici la fin du mois, après quoi une phase de sélection rigoureuse débutera. Cette décision intervient après le départ de Sione Fukofuka, en partie pour des raisons personnelles, et offre l’opportunité de trouver un candidat capable de s’engager sur une période prolongée.
Tamra Sheppard, directrice du programme de haute performance de USA Rugby (HP), a insisté sur la nécessité d’une stabilité pour l’équipe, notamment après un calendrier resserré entre les Coupes du Monde (le tournoi de 2021 ayant été reporté à 2022) et les difficultés rencontrées lors de la nomination de son prédécesseur. « Les choses étaient en constante évolution depuis trop longtemps », a-t-elle déclaré. L’objectif est désormais de trouver un entraîneur qui puisse s’investir sur le long terme.
Interrogée sur la durée de l’engagement souhaité, Sheppard a répondu affirmativement à la possibilité d’un contrat de plus de quatre ans : « oui, ou plus ». Cette approche marque une rupture avec la tradition consistant à engager des entraîneurs pour des périodes limitées. L’idée est de favoriser une vision à long terme et une continuité dans le développement de l’équipe.
USA Rugby ne se limite pas aux entraîneurs spécialisés dans le rugby féminin. Sheppard a souligné qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un profil spécifique : « Nous recrutons un entraîneur qui nous accompagnera jusqu’à la prochaine Coupe du Monde, et au-delà. » Elle a pris l’exemple de John Mitchell, ancien entraîneur des All Blacks masculins et des USA Eagles, qui a récemment mené l’équipe d’Angleterre féminine à la victoire, pour illustrer que l’expertise est plus importante que le genre.
L’ambition est claire : améliorer les performances des Eagles, comme surnommées les joueuses américaines. Sheppard a reconnu la déception ressentie par l’équipe après sa performance lors de la dernière Coupe du Monde, où une place en quarts de finale s’est jouée à un cheveu. Elle a même admis avoir versé une larme en partageant ce moment avec les joueuses, conscientes de leur potentiel.
Malgré la défaite, Sheppard a souligné les points positifs relevés dans le jeu de l’équipe américaine : « En fait, c’est nous qui avons le plus possédé le ballon, nous avons fait progresser le jeu. Notre précision sur les coups de pied arrêtés et certaines autres statistiques étaient très favorables par rapport aux autres équipes. » L’objectif est désormais de capitaliser sur ces atouts et de progresser dans les domaines où l’équipe doit s’améliorer.
La prochaine Coupe du Monde, qui se déroulera à domicile, représente un objectif majeur pour les Eagles. USA Rugby mise sur un nouvel entraîneur capable de construire une équipe compétitive et de mener les joueuses vers le succès, non seulement lors de ce tournoi, mais aussi sur le long terme.
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