Home AffairesLa « diplomatie du panda » est terminée, le Japon dit au revoir à ses derniers ours avant leur retour en Chine

La « diplomatie du panda » est terminée, le Japon dit au revoir à ses derniers ours avant leur retour en Chine

by Amélie Bernard

Publié le 24 février 2024. Le Japon va dire adieu à ses derniers pandas géants, un retrait qui intervient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes avec la Chine. Les deux animaux, Xiao Xiao et Lei Lei, retourneront en Chine à la fin du mois de janvier, mettant fin à une présence panda au Japon qui dure depuis plus de 50 ans.

  • Le Japon doit rapatrier les deux derniers pandas géants qu’il héberge, Xiao Xiao et Lei Lei.
  • Ce retour anticipé est lié au refroidissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Chine.
  • Des centaines de personnes ont fait la queue pendant des heures au zoo d’Ueno pour un dernier aperçu des pandas.

La décision de rapatrier les pandas illustre la pratique chinoise de la « diplomatie du panda », où le prêt de ces animaux à des zoos étrangers est utilisé comme un outil de relations internationales. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, tous les pandas géants dans le monde, à quelques exceptions près, appartiennent à la Chine, qui conserve le droit de garde sur l’espèce. Les zoos qui les accueillent le font donc dans le cadre d’accords de conservation avec Pékin.

L’annonce du retour de Xiao Xiao et Lei Lei a suscité une vague d’émotion au Japon. Des centaines de personnes ont passé des heures dans les files d’attente devant le zoo d’Ueno à Tokyo, espérant pouvoir dire au revoir aux deux frères avant leur départ. Leur retour en Chine est prévu pour la fin du mois de janvier, soit un mois plus tôt que prévu initialement.

Le Premier ministre japonais, Sanae Takaichi, a fait un lien direct entre cette situation et les tensions actuelles entre le Japon et la Chine, notamment concernant la question de Taïwan.

C’est la première fois depuis 1972 que le Japon se retrouve sans pandas géants. L’impact de cette absence sur les visiteurs des zoos et sur la sensibilisation à la conservation de l’espèce reste à évaluer.

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