Home SantéLa dynamique des capacités fonctionnelles immunitaires détermine les résultats de la maladie, comme dans le cas du cancer, des maladies cardiaques, du COVID-19, etc.

La dynamique des capacités fonctionnelles immunitaires détermine les résultats de la maladie, comme dans le cas du cancer, des maladies cardiaques, du COVID-19, etc.

by Sophie Martin

Des recherches récentes suggèrent que des maladies graves comme le cancer, les maladies cardiaques et les infections pourraient être non seulement curables, mais fondamentalement évitables, en agissant sur les facteurs liés à notre mode de vie et à notre environnement. Une nouvelle approche scientifique met en lumière l’importance cruciale du système immunitaire et de sa capacité à se régénérer face aux agressions.

L’étude, qui s’appuie sur une analyse approfondie des mécanismes immunitaires, élargit la définition de leurs fonctions au-delà de la simple défense contre les agents pathogènes. Elle intègre désormais les processus d’élimination des déchets et de réparation des tissus endommagés. Les chercheurs ont identifié six catégories de propriétés sanitaires permettant d’évaluer précisément l’efficacité du système immunitaire.

Selon ce modèle, la résistance d’un individu face à une infection dépend directement de la capacité fonctionnelle actuelle de son système immunitaire. De même, la résolution d’une maladie existante est conditionnée par l’accumulation de ces capacités fonctionnelles sur une période donnée. L’étude démontre que chaque aspect de notre vie – environnement, émotions, activité physique, alimentation, comportements – influence directement ces capacités immunitaires.

Les chercheurs soulignent que même des facteurs apparemment insignifiants peuvent avoir un impact significatif sur l’évolution d’une maladie, car ils partagent des ressources biologiques essentielles à l’élimination des déchets, à la réparation des tissus et au maintien des fonctions vitales. Ils préconisent ainsi une approche thérapeutique axée sur l’identification des causes profondes des maladies, l’évitement de l’exposition aux agents pathogènes et la détoxification des substances toxiques.

L’étude met en évidence l’influence de deux facteurs clés, désignés par N et M, sur la santé chronique et la résistance aux infections, comme le SARS-CoV-2. N représente le nombre de facteurs liés aux causes de la maladie, tandis que M correspond au nombre de facteurs qui renforcent les capacités immunitaires et les fonctions des organes. La majorité des facteurs N sont identifiés comme des polluants, tandis que la plupart des facteurs M sont liés à des pratiques sociales apparues après la révolution industrielle.

« Il est temps de s’attaquer aux substances toxiques et d’examiner de près les pratiques sociales qui nuisent à la santé », affirment les chercheurs. Ils pointent du doigt les effets délétères des hormones de stress humaines, activées par des facteurs liés à l’éducation, à l’emploi, aux affaires, aux litiges et à la promotion, et qui peuvent perdurer pendant des mois, voire des années, avec des conséquences prévisibles sur la santé.

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