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« La femme la plus dangereuse de Norvège » – sa fille Julia raconte son enfance avec sa mère Elisabeth Aaslie

Publié le 17 janvier 2024 à 07h09. Elisabeth Aaslie, condamnée à 21 ans de prison pour deux meurtres, est au cœur d'une nouvelle série documentaire norvégienne qui révèle les méthodes d'enquête controversées employées pour la coincer, tout en…

« La femme la plus dangereuse de Norvège » – sa fille Julia raconte son enfance avec sa mère Elisabeth Aaslie

Publié le 17 janvier 2024 à 07h09. Elisabeth Aaslie, condamnée à 21 ans de prison pour deux meurtres, est au cœur d’une nouvelle série documentaire norvégienne qui révèle les méthodes d’enquête controversées employées pour la coincer, tout en ravivant les tensions familiales.

  • Elisabeth Aaslie a été reconnue coupable du meurtre de son père et de celui d’un autre homme, Øystein Hagel Pedersen.
  • Une policière s’est infiltrée dans l’entourage d’Aaslie, une tactique qui suscite la polémique.
  • La fille d’Aaslie, Julia Klausen, dénonce une image unilatérale de sa mère et des conséquences de l’enquête sur sa famille.

Sept ans après sa condamnation, l’affaire Elisabeth Aaslie refait surface avec la diffusion de la série documentaire « À la chasse de la femme la plus dangereuse de Norvège » sur TV 2. La série explore en détail l’enquête menée par la police, notamment l’utilisation d’une agente infiltrée qui a tissé des liens étroits avec Aaslie dans le but d’obtenir des informations.

En 2019, Elisabeth Aaslie a été condamnée à 21 ans de prison pour le meurtre de son père, Øyvind Terje Olsen (52 ans), décédé en 2002, et de Øystein Hagel Pedersen (67 ans), retrouvé mort dans un hôtel à Kristiansand en avril 2014. Les deux hommes auraient été empoisonnés, selon le verdict.

Aaslie a toujours clamé son innocence, affirmant que les preuves à son encontre avaient été manipulées par la police et que des témoins clés avaient été ignorés. Elle avait déclaré l’année dernière à Dagbladet :

« Le tribunal m’a jugée la plus dangereuse de Norvège. Mais je sais que ce n’est pas vrai. »

La série documentaire met en lumière une enquête policière de près de trois ans, débutée en décembre 2014. L’infiltration d’une policière, qui a noué une relation de confiance avec Aaslie, est au centre des débats. Aaslie, elle, estime avoir déjoué les plans de la police.

Au fil du temps, l’agente infiltrée a recueilli environ 150 heures d’enregistrements audio. À ce stade, les enquêteurs soupçonnaient Aaslie d’être impliquée dans la mort de son père, mais les preuves étaient encore insuffisantes pour engager des poursuites.

Une mesure exceptionnelle a été prise : 15 ans après le décès, la tombe du père d’Aaslie a été ouverte pour des analyses médico-légales. Des échantillons de sol ont été prélevés, une procédure rare, comme l’explique Hege Cathrine Lytkis, médecin-chef du département de médecine légale de l’hôpital universitaire d’Oslo, dans le documentaire.

Quelques mois plus tard, les analyses ont révélé la présence de traces de Vival, un anxiolytique, un élément clé qui a conduit au verdict.

La série a suscité de vives réactions, notamment de la part de Julia Klausen, la fille d’Aaslie. Elle estime que le documentaire est un « véritable crime » pour sa famille et son enfance.

« J’espère toujours que ma mère parlera, mais ensuite c’est complètement silencieux. Comme c’est le cas depuis sept ans. »

Klausen critique une approche qu’elle juge trop unilatérale et estime que le documentaire semble vouloir justifier les actions de la police plutôt que de présenter une image complète de la situation. Elle craint que la série ne donne une impression de culpabilité accrue à sa mère.

Trygve Rønningen, rédacteur en chef des programmes de TV 2, explique que l’objectif de la série était d’examiner en profondeur les méthodes d’enquête utilisées dans cette affaire : « Jakten på Norges farligste kvinne ». Il souligne que la série vise à mettre en lumière la controverse entourant l’utilisation d’une agente infiltrée pour obtenir des preuves.

Julia Klausen déplore également le manque d’attention accordée aux enfants impliqués dans cette affaire et aux conséquences de l’enquête sur leur bien-être. Elle estime que la police aurait dû prendre davantage de mesures pour les protéger.

Klausen révèle avoir dénoncé sa mère à la police, la considérant comme un danger pour la vie. Elle décrit une enfance marquée par la violence et l’anxiété. Elle a publié l’année dernière un livre intitulé « Pas la fille de ma mère », dans lequel elle raconte son histoire.

L’avocat d’Aaslie, Arvid Sjødin, rejette fermement les accusations de violence portées par Julia Klausen, soulignant que sa cliente avait été encensée par sa fille en 2017. Il conteste la véracité des affirmations de Klausen.

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Source: Helsenorge.no

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.