Publié le 8 octobre 2025 à 13h39. Une femme brisée par des années de violence domestique dénonce une peine jugée trop clémente pour son agresseur, pointant du doigt un système judiciaire qu’elle estime insuffisamment protecteur des victimes.
- Suzanne Symonds a été victime de violences physiques et psychologiques pendant quatre ans.
- Son mari, Terry Andrews, a été condamné à une peine de prison avec sursis, une décision qu’elle conteste.
- L’affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les victimes de violence domestique et les lacunes du système judiciaire.
Suzanne Symonds, une femme de 38 ans, a exprimé son indignation après que son ex-mari, Terry Andrews, ait échappé à une peine de prison ferme malgré une campagne de violence et de contrôle qui a duré quatre ans. Les blessures infligées à Mme Symonds, comparables à celles subies lors d’un accident de voiture, témoignent de la brutalité des agressions.
L’ingénieur en piscines Andrews, originaire d’Ashford dans le Kent, a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation, notamment de lésions corporelles graves, d’agressions et de dommages criminels. Il a écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis, une décision que Mme Symonds juge incompréhensible.
« Après un combat incroyablement long pour la justice, pour mon bien, celui de ma fille et celui de tous ceux qui doivent traverser cette horrible situation, la peine avec sursis est incompréhensible. J’ai l’impression que le juge manquait vraiment de compassion et/ou d’expérience pour lui infliger la peine qu’il méritait. J’ai l’impression qu’il l’a également manipulé. Il devrait être en prison maintenant. »
Suzanne Symonds
Mme Symonds raconte avoir été séduite au début de leur relation en 2017, mais a rapidement réalisé que l’amour d’Andrews était étouffant et contrôlant. La violence a commencé lors d’une dispute banale, où elle a été violemment poussée contre un mur près d’un escalier. Elle décrit une escalade progressive de la violence et du contrôle, marquée par la culpabilisation, l’isolement de ses amis et de sa famille, et des exigences constantes sur ses déplacements.
En novembre 2022, Andrews l’a agressée physiquement, la poussant contre une rampe puis contre un mur. Cette agression a laissé des traces durables, notamment des ecchymoses importantes au visage et au corps, ainsi qu’une fracture du poignet nécessitant deux interventions chirurgicales. Les médecins ont qualifié cette fracture de « catastrophique », la comparant à celles observées chez les victimes d’accidents de la route.
Mme Symonds a courageusement partagé des photos de ses blessures, témoignant de la violence qu’elle a subie. Elle a également décrit la peur qu’elle ressentait, craignant pour sa vie lors de l’attaque finale.
« Je pensais, ça y est, je vais mourir. Il y avait une menace dans ses yeux. Je me souviens d’être resté là en tremblant et en disant : ‘Oh mon Dieu, oh mon Dieu’. Quand il est parti, j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé la police. »
Suzanne Symonds
Lors de son procès, Andrews a plaidé coupable de comportement de contrôle et de coercition entre 2018 et 2022, ainsi que des chefs d’accusation liés aux agressions. Il a été condamné à 200 heures de travail d’intérêt général, à 26 séances d’un programme de gestion de la colère et à 10 jours d’activités de réadaptation.
La journaliste Amy Nicholson a souligné que le rapport présentenciel d’Andrews mettait en avant des références positives et minimisait les risques qu’il représentait pour un futur partenaire. Elle a également noté que le tribunal semblait prêt à suspendre la peine de prison.
Mme Symonds a finalement pardonné à Andrews, non pas pour lui, mais pour elle-même, afin de pouvoir reconstruire sa vie et trouver la paix.
Violences domestiques : comment obtenir de l’aide
Les VIOLENCES DOMESTIQUES peuvent toucher n’importe qui – y compris les hommes – et n’impliquent pas toujours de violence physique.
Voici quelques signes indiquant que vous pourriez être dans une relation abusive :
- Violence émotionnelle – Y compris le fait d’être rabaissé, blâmé pour les abus – le gaslighting – le fait d’être isolé de sa famille et de ses amis, de n’avoir aucun contrôle sur ses finances, sur ce que tu fais, où et à qui tu parles
- Menaces et intimidations – Certains partenaires peuvent menacer de vous tuer ou de vous blesser, de détruire vos biens, de vous traquer ou de vous harceler
- Violence physique – Cela peut aller de gifler ou de frapper à être bousculé, étouffé ou mordu.
- Abus sexuel – Être touché d’une manière que vous ne souhaitez pas être touché, blessé pendant un rapport sexuel, poussé à avoir des relations sexuelles ou forcé à avoir des relations sexuelles alors que vous n’y consentez pas.
Si l’une des situations ci-dessus s’applique à vous ou à un ami, vous pouvez appeler ces numéros :
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul.
1 femme sur 4 et 1 homme sur 7 seront victimes de violence domestique au cours de leur vie.
Toutes les 30 secondes, la police reçoit un appel à l’aide concernant des violences domestiques.
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