Publié le 16 janvier 2024 14:41:00. Londres s’éloigne d’une harmonisation réglementaire avec l’Union européenne, selon sa nouvelle ambassadrice pour les services financiers. Susan Langley insiste sur la nécessité pour le Royaume-Uni de tisser des liens avec des partenaires partageant ses valeurs, tout en défendant l’attractivité de la capitale britannique.
- Londres privilégie désormais une coopération financière avec un éventail plus large de pays qu’une simple convergence réglementaire avec l’UE.
- Susan Langley, la nouvelle ambassadrice pour les services financiers de Londres, minimise la probabilité d’un retour à un alignement réglementaire étroit avec Bruxelles.
- Elle se positionne également comme une défenseure de l’image de Londres, contestant les perceptions négatives sur la criminalité dans la ville.
La perspective d’un réalignement des réglementations financières britanniques avec celles de l’Union européenne semble s’éloigner, a déclaré Susan Langley, l’ambassadrice de Londres pour le secteur des services financiers. Dans un entretien accordé à Reuters, elle a souligné l’importance pour le Royaume-Uni de développer des partenariats avec des nations partageant ses valeurs et respectant l’État de droit, plutôt que de se concentrer sur une seule juridiction.
Nommée récemment, Susan Langley est la troisième femme à occuper ce poste historique, et la première à utiliser le titre de “Lady Mayor”. Issue d’un milieu modeste de l’East End, elle a fait carrière dans le secteur de l’assurance, notamment en tant que dirigeante de Gallagher, avant d’accéder à cette fonction prestigieuse en novembre dernier.
« Nous restons très étroitement liés à l’Europe, les flux financiers entre nous sont considérables », a-t-elle reconnu. « Mais un retour en arrière en matière de réglementation ? Je pense que nous nous sommes éloignés de cette option. »
Cette prise de position intervient alors que le débat sur un alignement réglementaire plus étroit avec l’UE a été relancé par les déclarations du Premier ministre Keir Starmer, qui a laissé entendre une approche plus coopérative avec Bruxelles. Cependant, de nombreux acteurs de la City londonienne estiment que le Royaume-Uni doit profiter des libertés acquises après le Brexit pour adopter des règles adaptées à ses propres priorités nationales.
En amont du Forum économique mondial de Davos, Lady Mayor Langley a affirmé qu’elle défendrait activement le rôle de Londres en tant que centre financier mondial et qu’elle s’efforcerait de corriger les idées reçues sur la ville, notamment en ce qui concerne la sécurité. Des personnalités influentes, comme l’ancien président américain Donald Trump, ont par le passé qualifié Londres de dangereuse, des affirmations que Langley réfute fermement : « Ce n’est tout simplement pas vrai. »
Elle a également souligné l’importance de Londres comme lieu propice à l’épanouissement professionnel des femmes, citant son propre parcours comme exemple. Bien qu’elle reconnaisse l’importance de la diversité, elle a précisé qu’elle ne la considérait pas comme un objectif réglementaire en soi. Elle a également admis que le harcèlement existe, mais a estimé que son ampleur était souvent surestimée dans le secteur.
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