Home SantéLa grippe aviaire H5N5 tue-t-elle des gens ? Premier décès humain dû à la grippe aviaire

La grippe aviaire H5N5 tue-t-elle des gens ? Premier décès humain dû à la grippe aviaire

by Sophie Martin

Publié le 23 novembre 2025 à 18h47. Les États-Unis enregistrent leur premier décès lié au virus H5N5 de la grippe aviaire, un cas survenu dans l’État de Washington chez une personne âgée déjà fragilisée par d’autres problèmes de santé.

  • Un homme âgé de l’État de Washington est décédé des suites d’une infection par le virus H5N5.
  • Le défunt présentait des facteurs de risque liés à son âge et à des problèmes de santé préexistants, et possédait des volailles.
  • Les autorités sanitaires américaines affirment qu’il n’y a actuellement aucune preuve de transmission du virus entre les personnes et que le risque pour la population générale reste faible.

Ce décès marque une première inquiétante dans l’évolution de ce virus. Si des souches de grippe aviaire, notamment le H5N1, ont déjà été responsables de cas humains (70 cas signalés aux États-Unis au cours des 18 derniers mois), le H5N5 était jusqu’à présent uniquement détecté chez les animaux.

Les autorités sanitaires de l’État de Washington ont précisé que la personne décédée était une personne âgée souffrant de comorbidités et qu’elle détenait des volailles. Elles insistent sur le fait qu’aucune transmission interhumaine n’a été identifiée à ce jour et que les contacts de la victime n’ont montré aucun signe d’infection.

L’émergence du H5N5 chez l’homme s’inscrit dans un contexte plus large d’augmentation des cas de grippe aviaire chez les mammifères ces dernières années. En mars 2024, le ministère américain de l’Agriculture avait déjà signalé la détection du virus chez certains mammifères, alors qu’il affectait massivement les populations d’oiseaux.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la plupart des infections humaines par la grippe aviaire sont liées à un contact direct avec des animaux infectés. Bien que la majorité des cas soient bénins, le virus peut provoquer des symptômes graves, voire mortels, en particulier chez les personnes âgées et celles souffrant de problèmes de santé sous-jacents.

Les responsables de la santé publique soulignent qu’il n’y a pas de raison de paniquer pour le moment, mais appellent à la vigilance et au respect des mesures d’hygiène de base, notamment en cas de contact avec des oiseaux sauvages ou des volailles.

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